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samedi 30 sept 2023
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Aroffe : J’ai peur d’y retourner : le sombre quotidien de Louane harcelée Jeune collégienne à Châtenois

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Louane réside dans un petit village de l’Ouest-Vosgien, Aroffe, quatre vingt habitants. La jeune fille âgé de onze ans et demi pourrait être heureuse dans ce lieu où la nature domine et pourtant c’est loin d’être le cas.

Si la collégienne se faisait comme tout pré-ado, une joie de franchir le cap du passage en sixième, ce fut de courte durée pour Louane.

Depuis début janvier Louane ne va plus au collège Jean Rostand de Châtenois, harcelée, insultée, humiliée, poussée, quatre collégiens lui ont fait vivre un enfer journalier dans l’établissement, dans le bus et sur les réseaux sociaux.

Louane a même du être hospitalisée à plusieurs reprises, malaises, crises d’angoisses, vomissements, elle est suivie au Centre Médico-Psychologique Enfants et Adolescents de la ville de Neufchâteau et le médecin lui a prescrit un arrêt scolaire de 6 mois. Des cours particuliers devaient être proposés par les professeurs, les parents se rendaient chaque semaine chercher les cours, très peu de profs ont donné suites.

Anaïs sa maman alerte les élus, l’établissement, la justice. Elle écrit à Brigitte Macron, à Pap Ndiaye, ministre de l’éducation nationale. On lui répond prendre très au sérieux son appel au secours et en informer le rectorat et le préfet, ce qu’elle avait déjà fait. Mais depuis, et après de nombreuses plaintes déposées en gendarmerie où en est-on?

Car Louane ne se fait pas harcelée seulement au collège, une des mise en cause habite son village, et il lui est même impossible de passer devant le domicile de celle-ci sans se faire menacer et insulter par la famille de la jeune harceleuse.

La dernière plainte déposée à la brigade de gendarmerie de Neufchâteau remonte à une agression avec menace le vendredi 9 juin, Louane était avec sa petite sœur, elles ont toutes les deux terminées la soirée au Centre Hospitalier de l’Ouest-Vosgien.

Oriane Stasiowska, ambassadrice des Vosges à l’association Empreintes et Avenir est entrée en contact pour écouter, parler et conseiller Louane. L’association vient en aide à toutes les victimes d’harcèlements dans toute la France.

Louane a adressé un mail au directeur et à l’ensemble de ses professeurs :

« Je veux adresser un message à tous mes professeurs et à monsieur le directeur du collège .
La 6 ème année qui devait être une année de découverte de nouveau pour moi a été finalement une année de cauchemar . On le voit à la TV on le voit sur le journal mais ce que j’ai vécu a été un véritable enfer, enfer qui n’est toujours pas réglé puisque je me suis encore fait agressée et menacée avec ma petite sœur vendredi 9 juin . J’ai des nouveaux fini à l Hôpital vendredi soir avec ma petite sœur .
J’ai toujours aimé l’école, j’ai toujours été malheureuse en vacance mais là, avec cette année au collège j’ai peur, j’ai peur d’aller au collège j’ai peur de prendre le bus, j’ai peur de manger à la cantine .
Jamais j’aurais pensé ne pas être en sécurité dans une école et jamais j’aurais pensé être seule et n’avoir personne à aller voir si je n’allais pas bien .
J’ai beau être bien physiquement mais la peur est là je ne dors plus la nuit je n’ai plus envie de rien .
Je m’inquiète beaucoup pour la rentrée je sais qu’elles seront toujours là et que sa recommencera . On me dira d’attendre la décision de la justice mais c’est pas possible pour moi j’ai beaucoup trop souffert j’ai été beaucoup trop mal je le suis toujours , je ne suis pas au collège et pourtant je sais qu’on m’insulte qu’on s’ en prend à moi en plus de ne plus pouvoir aller au collège je ne peux plus sortir dans mon village puisqu’on me menace de me taper.
Des efforts j’ai essayé d’en faire mais ça n’a jamais rien fait on s en prend toujours a moi.
J’aimerais me sentir en sécurité, être tranquille et faire mon année tranquillement mais c’est moi qui ai du louper 5 mois de cours, 5 mois sans nouvelles de personnes .
 Je pensais pas faire un message d’appel à l’aide mais là s’en est un, je veux vivre une année normalement, sans avoir la boule au ventre, la peur, l angoisse que je vais encore me faire insulter, qu’on va encore se moquer de moi.
Nous sommes qu’en juin et j’ai déjà peur de la rentrée.
Merci à monsieur M, madame H et Madame D d’avoir fait le mieux et de m’avoir aidé pendant les heures de SAPAD je suis pas surdoué mais j’ai appris un petit peu.
A bientôt je l’espère pour le moment je suis découragée, la peur au ventre, et la haine que je sois privé de tout.»
Après cet appel à l’aide, qu’aurait souhaité Louane ?
« J’aurais aimé avoir une réponse de mes professeurs, juste un petit mot pour savoir comment j’allais, ou un mot d’encouragement.»
Seul un professeur a pris le temps de répondre à la collégienne, un seul c’est bien peu. Mais les professeurs du système français sont peut-être débordés d’appel à l’aide.
Contactez par nos soins l’équipe de direction n’a pas souhaitée s’exprimer.
Contacter à plusieurs reprises, nous n’avons pas réussi à joindre madame le Maire de Aroffe.
Louane vient d’apprendre ce mardi 27 juin que sa demande de redoublement a été acceptée mais quelle solution va lui être proposée, les vacances ne commencent que dans quelques jours et la peur de la rentrée est déjà bel et bien présente.
Que souhaite Louane ?
Vivre sa vie d’ado libre

 

 

 

 

 

 

illustration Louane réside dans un petit village de l'Ouest-Vosgien, Aroffe, quatre vingt habitants. La jeune fille âgé de onze ans et demi pourrait être heureuse dans ce lieu où la nature domine et pourtant c'est loin d'être le cas. Si la collégienne se faisait comme tout pré-ado, une joie de franchir le cap du passage en sixième, ce fut de courte durée pour Louane. Depuis début janvier Louane ne va plus au collège Jean Rostand de Châtenois, harcelée, insultée, humiliée, poussée, quatre collégiens lui ont fait vivre un enfer journalier dans l'établissement, dans le bus et sur les réseaux sociaux. Louane a même du être hospitalisée à plusieurs reprises, malaises, crises d'angoisses, vomissements, elle est suivie au Centre Médico-Psychologique Enfants et Adolescents de la ville de Neufchâteau et le médecin lui a prescrit un arrêt scolaire de 6 mois. Des cours particuliers devaient être proposés par les professeurs, les parents se rendaient chaque semaine chercher les cours, très peu de profs ont donné suites. Anaïs sa maman alerte les élus, l'établissement, la justice. Elle écrit à Brigitte Macron, à Pap Ndiaye, ministre de l'éducation nationale. On lui répond prendre très au sérieux son appel au secours et en informer le rectorat et le préfet, ce qu'elle avait déjà fait. Mais depuis, et après de nombreuses plaintes déposées en gendarmerie où en est-on? Car Louane ne se fait pas harcelée seulement au collège, une des mise en cause habite son village, et il lui est même impossible de passer devant le domicile de celle-ci sans se faire menacer et insulter par la famille de la jeune harceleuse. La dernière plainte déposée à la brigade de gendarmerie de Neufchâteau remonte à une agression avec menace le vendredi 9 juin, Louane était avec sa petite sœur, elles ont toutes les deux terminées la soirée au Centre Hospitalier de l'Ouest-Vosgien. Oriane Stasiowska, ambassadrice des Vosges à l'association Empreintes et Avenir est entrée en contact pour écouter, parler et conseiller Louane. L'association vient en aide à toutes les victimes d'harcèlements dans toute la France. Louane a adressé un mail au directeur et à l'ensemble de ses professeurs :
« Je veux adresser un message à tous mes professeurs et à monsieur le directeur du collège .
La 6 ème année qui devait être une année de découverte de nouveau pour moi a été finalement une année de cauchemar . On le voit à la TV on le voit sur le journal mais ce que j'ai vécu a été un véritable enfer, enfer qui n'est toujours pas réglé puisque je me suis encore fait agressée et menacée avec ma petite sœur vendredi 9 juin . J'ai des nouveaux fini à l Hôpital vendredi soir avec ma petite sœur .
J'ai toujours aimé l'école, j'ai toujours été malheureuse en vacance mais là, avec cette année au collège j'ai peur, j'ai peur d'aller au collège j'ai peur de prendre le bus, j'ai peur de manger à la cantine .
Jamais j'aurais pensé ne pas être en sécurité dans une école et jamais j'aurais pensé être seule et n'avoir personne à aller voir si je n'allais pas bien .
J'ai beau être bien physiquement mais la peur est là je ne dors plus la nuit je n'ai plus envie de rien .
Je m'inquiète beaucoup pour la rentrée je sais qu'elles seront toujours là et que sa recommencera . On me dira d'attendre la décision de la justice mais c'est pas possible pour moi j'ai beaucoup trop souffert j'ai été beaucoup trop mal je le suis toujours , je ne suis pas au collège et pourtant je sais qu'on m'insulte qu'on s' en prend à moi en plus de ne plus pouvoir aller au collège je ne peux plus sortir dans mon village puisqu'on me menace de me taper.
Des efforts j'ai essayé d'en faire mais ça n'a jamais rien fait on s en prend toujours a moi.
J'aimerais me sentir en sécurité, être tranquille et faire mon année tranquillement mais c'est moi qui ai du louper 5 mois de cours, 5 mois sans nouvelles de personnes .
 Je pensais pas faire un message d'appel à l'aide mais là s'en est un, je veux vivre une année normalement, sans avoir la boule au ventre, la peur, l angoisse que je vais encore me faire insulter, qu'on va encore se moquer de moi.
Nous sommes qu'en juin et j'ai déjà peur de la rentrée.
Merci à monsieur M, madame H et Madame D d'avoir fait le mieux et de m'avoir aidé pendant les heures de SAPAD je suis pas surdoué mais j'ai appris un petit peu.
A bientôt je l'espère pour le moment je suis découragée, la peur au ventre, et la haine que je sois privé de tout.»
Après cet appel à l'aide, qu'aurait souhaité Louane ?
« J'aurais aimé avoir une réponse de mes professeurs, juste un petit mot pour savoir comment j'allais, ou un mot d'encouragement.»
Seul un professeur a pris le temps de répondre à la collégienne, un seul c'est bien peu. Mais les professeurs du système français sont peut-être débordés d'appel à l'aide.
Contactez par nos soins l'équipe de direction n'a pas souhaitée s'exprimer.
Contacter à plusieurs reprises, nous n'avons pas réussi à joindre madame le Maire de Aroffe.
Louane vient d'apprendre ce mardi 27 juin que sa demande de redoublement a été acceptée mais quelle solution va lui être proposée, les vacances ne commencent que dans quelques jours et la peur de la rentrée est déjà bel et bien présente.
Que souhaite Louane ?
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