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dimanche 29 jan 2023
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Maison de poupée d’Henrik Ibsen sur la scène Ernest Lambert de Châtenois Un spectacle qui fera date dans la saison culturelle 2022

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Candice Patou et Natalia Wolkowinski
La scène Ernest Lambert de Châtenois conforte une programmation audacieuse ce jeudi 24 novembre 2022, en proposant la pièce « Maison de poupée » d’Henrik Ibsen. Avec cette pièce, le dramaturge norvégien reste une figure de la modernité qui métamorphose le théâtre de la fin du XIXème siècle tout en annonçant la femme du XXème. L’actrice Candice Patou a joué la pièce au cours de 400 représentations en province, mais également à Paris au Petit Marigny. Elle tenait tout particulièrement à venir à la rencontre de la compagnie Caravanes qui jouait à Châtenois.

Avec cette pièce qui annonce le théâtre de Tchekhov, Ibsen envoie une véritable bombe dans les convenances sociales de son temps. En grand artisan de la cause féministe, la pièce écrite dans le dernier quart du XIXème siècle ne trouvera sa pleine ouverture qu’un siècle plus tard avec la libération sociale des femmes dans les années 60 – 70. Tout l’art d’Ibsen est d’installer une tension qui ne cesse de monter tout au long du spectacle, s’étirant dangereusement jusqu’à éclater au visage au moment voulu. Bien que l’auteur ait nié être un défenseur de la cause féministe, l’idée de l’indépendance de la femme qu’il défend va dans le sens des féministes.

La mise en scène tout en finesse de Cécile Laurent, attrape le public dès les premières scènes. Le couple formé par Natalia Wolkowinski et Romain Dieudonné fonctionne à merveille dans la construction du spectacle, commençant sur un babillage bourgeois dont on se demande où il veut mener le public, et qui se noircit peu à peu en resserrant l’étau autour d’une Nora magnifiquement incarnée par Natalia Wolkowinski. Ceci jusqu’à la scène finale, d’une immense tension libératrice et qui émeut jusqu’aux larmes. La porte claque sur Romain Dieudonné laissant la salle dans un profond silence, avant que ne gronde une salve d’applaudissements mérités pour ce beau travail de composition. Un spectacle dont on a du mal à redescendre une fois le rideau tombé et qui se joue à nouveau ce samedi 26 novembre à 20 heures 30, sur la scène Ernest Lambert de Châtenois.

Candice Patou et Natalia Wolkowinski La scène Ernest Lambert de Châtenois conforte une programmation audacieuse ce jeudi 24 novembre 2022, en proposant la pièce « Maison de poupée » d’Henrik Ibsen. Avec cette pièce, le dramaturge norvégien reste une figure de la modernité qui métamorphose le théâtre de la fin du XIXème siècle tout en annonçant la femme du XXème. L’actrice Candice Patou a joué la pièce au cours de 400 représentations en province, mais également à Paris au Petit Marigny. Elle tenait tout particulièrement à venir à la rencontre de la compagnie Caravanes qui jouait à Châtenois.

Avec cette pièce qui annonce le théâtre de Tchekhov, Ibsen envoie une véritable bombe dans les convenances sociales de son temps. En grand artisan de la cause féministe, la pièce écrite dans le dernier quart du XIXème siècle ne trouvera sa pleine ouverture qu’un siècle plus tard avec la libération sociale des femmes dans les années 60 - 70. Tout l’art d’Ibsen est d’installer une tension qui ne cesse de monter tout au long du spectacle, s’étirant dangereusement jusqu’à éclater au visage au moment voulu. Bien que l’auteur ait nié être un défenseur de la cause féministe, l’idée de l’indépendance de la femme qu’il défend va dans le sens des féministes. La mise en scène tout en finesse de Cécile Laurent, attrape le public dès les premières scènes. Le couple formé par Natalia Wolkowinski et Romain Dieudonné fonctionne à merveille dans la construction du spectacle, commençant sur un babillage bourgeois dont on se demande où il veut mener le public, et qui se noircit peu à peu en resserrant l’étau autour d’une Nora magnifiquement incarnée par Natalia Wolkowinski. Ceci jusqu’à la scène finale, d’une immense tension libératrice et qui émeut jusqu’aux larmes. La porte claque sur Romain Dieudonné laissant la salle dans un profond silence, avant que ne gronde une salve d’applaudissements mérités pour ce beau travail de composition. Un spectacle dont on a du mal à redescendre une fois le rideau tombé et qui se joue à nouveau ce samedi 26 novembre à 20 heures 30, sur la scène Ernest Lambert de Châtenois.



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