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jeudi 26 mai 2022
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Les Décrocheurs convoqués pour « vol d’un bien culturel relevant du domaine public » Le groupe conteste la validité du drapeau européen sur les édifices publics

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Frédéric Mathieu

Difficile de dresser une liste exhaustive des communes du département victime du décrochage des drapeaux européens en façade des édifices publics. De nombreuses communes du département des Vosges ont été victimes au cours des derniers mois de décrocheurs de fanions portant les couleurs de l’Europe. Des fanions qui se trouvent bien souvent aux côtés du drapeau tricolore. Frédéric Mathieu était convoqué ce matin à Vittel pour « vol d’un bien culturel relevant du domaine public mobilier ».

Quelles sont les raisons pour lesquelles « Les Décrocheurs » retirent les drapeaux européens en façade des édifices publics ?

« Vous ne le savez probablement pas mais le symbole adopté par la CEE le 1er janvier 1986 et présent sur les frontons des mairies, ne respecte pas la constitution française. En effet si selon la circulaire du 4 mai 1963 le pavoisement autorise exceptionnellement la présence du symbole du Conseil de l’Europe adopté en 1955 pour les grandes circonstances de la vie communale, le symbole du Conseil de l’Europe a aujourd’hui changé. Par ailleurs nous soutenons que l’actuel drapeau ne correspond à aucune grande circonstance pour les communes », confie Frédéric Mathieu.

Quels sont selon vous les drapeaux autorisés aujourd’hui ?

« La constitution française prévoit que le symbole de la France est le drapeau tricolore. La déclaration de l’acte final du Traité de Lisbonne reconnaissant les symboles de l’Union Européenne n’a pas été ratifié par la France, ainsi que par un certain nombre d’autres états – membres » continue Frédéric Mathieu.

Comment se caractérisent les différentes actions du groupe «  Les Décrocheurs » ?

« C’est très simple. Le symbole figurant sur le fronton des communes ne correspondant à aucun texte reconnu et validé par le peuple français où ses représentants, nous le retirons tout simplement. Ce symbole est ensuite remis aux instances concernées accompagnés d’un courrier pour expliquer notre geste. Il va de soi que les drapeaux sont restitués une dizaine de jours après aux communes concernées, puisque ces drapeaux sont la propriété des administrés » poursuit Frédéric Mathieu.

Pour quels motifs êtes-vous convoqué aujourd’hui ?

« J’ai été entendu cette après-midi sous le qualitatif « vol d’un bien culturel relevant du domaine public mobilier ». Nous contestons cette définition car nous considérons que cette convocation est une atteinte à la liberté d’expression » poursuit Frédéric Mathieu.