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mercredi 28 juil 2021
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Vittel: Marjolaine Piemont ‘Sans le superflu’ ce samedi à l'Espace Alhambra

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MARJOLAINE PIEMONT en concert ce samedi 19 juin à l’Espace Alhambra

Sur scène, elle se met en mouvement et se révèle « Presqu’un animal ». Elle ne montre pas les griffes, mais avec élégance, dévoile crûment ses textes mordants. Elle délivre par à-coups des sons qu’elle a emprisonnés dans sa boîte magique. Le son des guitares, d’un tambour… un écrin s’ouvre duquel Marjolaine s’érige et porte haut la parole d’une femme espiègle et audacieuse.

Elle partagera exceptionnellement la scène avec Vincent Baguian. Son premier album, « Pas Mal », sorti en 1997, remporte le prix Charles Cros, et souffle un vent jazzy sur le paysage musical français. Après l’écriture du conte musical « Sol en cirque » et une collaboration sur l’album d’Elisa Tovati « Je ne mâche pas mes mots », Vincent Baguian publie l’album « Ce soir, c’est moi qui fais la fille », un disque truculent et iconoclaste qui bénéficie de la participation de Zazie, Calogero et Elodie Frégé.

BIOGRAPHIE

Marjolaine Piémont porte le prénom d’une herbe aromatique et démontre avec humour qu’elle n’a rien d’une plante verte. Elle se définit dans ce premier EP comme étant « Presqu’un animal ». Elle ne griffe pas, juste égratigne en douceur. Marjolaine livre avec élégance ses textes mordants. D’une voix duveteuse, elle pique avec désinvolture et n’hésite pas à appeler un chat un chat. Même si des instruments soufflent des vents contraires, Marjolaine Piémont s’érige et porte haut la parole d’une femme qui petite, disait « Quand je serai grande, je serai…. Un homme » !

Un matin de janvier 1994. Strasbourg, rue Gounod. Une affiche de Barbara en concert. Et c’est un hurlement qui retentit dans une voiture. Oui, c’est Marjolaine qui a crié de joie, son père qui a pilé et de peu, l’accident est évité. Mais dans les yeux de Marjolaine, des étoiles ont brillé.

Enfin, elle va pouvoir découvrir cette femme qui l’émeut profondément par ses chansons et sa voix de cristal. De ses reprises de Yvette Guilbert au Mal de Vivre ou Nantes, c’est toute une palette d’émotions dont Barbara a le secret, qui bouleverse Marjolaine.

Barbara lui donne envie de faire des infidélités à Purcell et Schubert. Car Marjolaine Piémont prend des cours de chant au Conservatoire. Elle chante très aigu, se passionne pour ces héroïnes créées de toutes pièces par des hommes Carmen, la Reine de la Nuit, Norma,… Mais c’est décidé, Marjolaine Piémont ne chantera plus que des chansons. Des chansons de femme. En langue française. Cette chanson qui a bien plus d’un tour dans son disque, qui nourrit, submerge, apaise et laisse dans son sillon les empreintes du rapport entre les hommes et les femmes.

Assoiffée de liberté, Marjolaine Piémont prend des trains à travers la plaine d’Alsace et arrive à Paris. L’histoire commence royalement avec Pierre Cardin qui lui offre son premier contrat chez Maxim’s. Elle arpente les scènes des caves de Saint Germain des Prés aux toits de Montmartre, de bars bondés en salles clairsemées, de Kaliningrad à Abidjan, et chante même en japonais ; le Japon, son pays d’adoption qui lui propose de chanter lors de la tournée Hit Songs des chansons françaises.

D’aventure en aventure, elle participe à des équipées fantastiques telles que Sol en Cirque ou Mozart l’Opéra Rock. Cigale, Marjolaine chante mais travaille à aiguiser sa plume. A comprendre le pouvoir des mots. Elle se met en quête de mentor au féminin. Elle cherche ces absentes des livres d’histoire, des noms des rues et des épreuves du baccalauréat. Quid de ces illustres femmes qui ne gisent encore et toujours pas au Panthéon ?

De sa rencontre avec des compositeurs tels que Vincent Baguian, Phil Baron ou Aldebert, Marjolaine accompagnée par le groupe Zago, va séduire peu à peu par ses chansons, des tremplins et des festivals « Muzik’Elles », « Le Mans cité Chansons », Les fils de Georges », « Changez d’air » ou encore « le Tremplin de Poupet ». En 2016, sort son premier EP « Presqu’un animal ». Ses chansons sont mises sur un piédestal grâce à Edith Fambuena et William Rousseau qui confèrent à cet opus des reflets cuivrés, des boucles et des refrains entêtants.

« Presqu’un animal », c’est de la chanson française féminine piquante comme les poils d’un homme.

SAMEDI 19 JUIN à 20h30 Espace Alhambra // Vittel

Tarif plein : 15€ / réduit 10€ Billetterie : site de la ville de Vittel et Maison des associations Placement assis libre

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