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mardi 1 déc 2020
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Reconfinement et fermeture de commerces : ces maires qui font de la résistance et défendent leurs commerces de centre-ville Brive, Chalon, Bézier, Perpignan, Les Herbiers, Décise, Migennes..., et les communes de la Plaine se joignent à la fronde.

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Dans un article de nos confrères du Huffington Post, on découvre que plusieurs maires ont choisi de se battre pour leurs commerces de centre-ville, notamment en prenant des arrêtés municipaux pour permettre à tous les commerces non-alimentaires de rester ouverts. La plupart de ces premiers magistrats évoquent des mesures contraires au principe d’égalité de traitement et forcément un souci d’équité.

Pour lire l’article : cliquez ici !

Par ailleurs, vous avez sans doute suivi la révolte de Joël Alric, propriétaire de Pubs à paris qui restera ouvert quoiqu’il en coûte : cliquez ici !

Enfin, à Clisson (qui a déjà vu le Hellfest lui passer sous le nez !), une commerçante qui vient de fermer sa boutique est ulcérée de voir que des vendeurs de vêtements et accessoires de mode sont présents sur le marché de la commune :  cliquez ici !

La question se pose de plus en plus : le reconfinement est-il la meilleure solution ? Chacun voit midi à sa porte (de saloon !) comme on dit. De quoi méditer pendant ce beau week-end ensoleillé… (et ne me dite pas j’incite qui que ce soit à faire quoique ce soit !)

A noter que dans les Vosges, certains maires départementaux ne sont pas en reste, notamment sur le secteur de la Plaine car les édiles de Vittel (Franck Perry), de Contrexéville (Luc Gerecke), de Neufchâteau (Simon Leclerc)…, ont adressé un courrier au Préfet.

Sur sa page Facebook, Simon Leclerc lançait le #soutenons le commerce de proximité#, puis déclarait : « Suite à un échange avec mon collègue et ami Franck Perry, maire de Vittel, nous allons faire parvenir un courrier à Monsieur le Préfet des Vosges pour lui faire part de notre désapprobation quand à la différence de traitement entre les petits commerces de nos centres villes et les grandes surfaces.

L’état ne peut pas afficher son soutien aux commerces de proximité et favoriser de telles distorsions entre les grandes enseignes et nos petits commerces.

Nous sommes tous attachés au tissu commercial de nos centres villes et nous ne souhaitons pas cautionner les mesures imposées par notre gouvernement à ces petites entreprises.

Si d’autres élus souhaitent se joindre à notre démarche, nous pouvons leur faire parvenir notre courrier !

De son côté, Franck Perry expliquait sur sa page : « J’ai décidé ce soir d’écrire au Préfet des Vosges car je souhaite que nos petits commerces puissent travailler sereinement et dans le respect des règles sanitaires !!!
On ne peut pas privilégier les grandes surfaces au détriment de nos commerces de proximité et ce encore plus, dans la situation de crise que nous connaissons. C’est le cas actuellement !
Ils sont essentiels à notre vie de tous les jours et je ne souhaite pas avoir un traitement inégalitaire entre grandes surfaces et petits commerces. »

Quant à Luc Gerecke, il était également dans la mouvance de ses collègues : « Face à une deuxième vague Covid qui se propage à vitesse exponentielle, le Président de la République a décidé de reconfiner le pays. Pour lutter contre une pandémie galopante, la décision globale est justifiée. Cependant, depuis le premier confinement nous nous sommes tous remis en question, nous avons tous tiré des leçons, tous mis en place des protocoles sanitaires efficaces pour ralentir la propagation du virus.
Certes nous constatons des dérives qui fragilisent les mesures prises par tous les acteurs publics et privés et qui entraînent une réaction gouvernementale totalement déséquilibrée, qui met en grand péril de très nombreuses entreprises commerciales et artisanales, surtout les plus petites.
Un peu de bon sens est nécessaire en ces temps troublés.
Est-on plus exposé chez son coiffeur que dans un hypermarché bondé ?
Est-on plus exposé en allant dans une librairie, un magasin de jouets, une boutique de vêtements qui accueillent un nombre restreint de clients avec toutes les mesures barrières ?
Dans mon propos il n’est pas question de fustiger les uns ou les autres, mais de réparer une réelle injustice, sans quoi de nombreuses entreprises de proximité vont disparaître et et provoquer une casse sociale dramatique.
C’est pourquoi je me suis longuement entretenu hier avec Monsieur le Sous-préfet pour lui faire part du désespoir, et c’est peu dire, des acteurs économiques de Contrexéville. Leur situation, déjà fortement fragilisée par le premier confinement est désormais dramatique.
J’adresse dès aujourd’hui un courrier à Monsieur le Président de la République, sous couvert de Monsieur le Préfet, pour l’alerter sur cette situation qui risque de dégénérer très rapidement.
Lorsque les Français n’ont plus rien à perdre, lorsque le désespoir vrille les esprits, lorsque la colère gronde, la vraie grandeur est de se remettre en question.
Mettre en place des mesures sanitaires, c’est évident, mais permettre à chacun de travailler en toute sécurité est tout aussi évident. Assurer une égalité de traitement pour chaque Français, chaque entrepreneur, est fondamentale lorsque l’on veut obtenir l’adhésion de chacun dans cette lutte contre le virus.
Monsieur le Président de la République, Monsieur le Premier Ministre, Mesdames et Messieurs les ministres, je vous exhorte à écouter cette colère qui gronde et qui, à tout moment, peut dégénérer et compromettre la lutte indispensable contre la pandémie.
Adapter les dispositifs n’est pas renoncer et mobiliser l’intelligence collective est gage de réussite. »




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