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lundi 28 sept 2020
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Grand : nouvelles recherches archéologiques durant l’été 2020 Communiqué

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L’été est la saison propice pour les campagnes de fouilles à Grand. L’été 2020 malgré le contexte sanitaire ne déroge pas à la règle. Cette semaine, à la demande du Conseil départemental, une société spécialisée intervient avec un radar-son qui permet d’effectuer des mesures à une profondeur voulue. La méthode consiste à émettre une onde électromagnétique de haute fréquence, lorsque l’onde rencontre une interface, elle est en partie réfléchie et donne un signal. C’est ce signal qui est traité pour en obtenir une interprétation cartographique. Cet appareil sera en action mercredi 22 juillet à partir de 14 h dans l’amphithéâtre de Grand.

De manière à renouveler les connaissances sur l’agglomération antique de Grand, un Projet collectif de recherche est conduit chaque année par le Conseil départemental des Vosges, en partenariat avec le Ministère de la Culture, l’Inrap et de nombreuses universités françaises.

Le conseil scientifique présidé par John Scheid, professeur honoraire au Collège de France, contribue à dynamiser ce projet de recherche en multipliant les possibilités de collaborations et de partenariats avec des chercheurs d’horizons divers (CNRS, universités, bénévoles…).

Des recherches menées aussi sur la basilique de Grand

Les prospections au radar-sol devraient permettre de localiser d’éventuels murs sous la mosaïque, qu’il s’agisse de fondations ou d’états antérieurs.

Si la basilique de Grand et l’exceptionnelle mosaïque qu’elle abrite sont bien connues des archéologues, son sous-sol reste peu connu. En 1883, intrigué par la découverte régulière de petits cubes de calcaire dans la cour de l’école de Grand, Félix Voulot s’investit dans le dégagement de cette mosaïque recouverte de près de deux mètres de sédiments. La taille de ce pavement, et la présence d’une partie des murs du bâtiment qui l’abrite, incitent le conservateur du musée départemental à ne pas la déposer, mais au contraire à la conserver sur place. Depuis cette époque, aucune investigation n’a été réalisée dans cette partie du monument.

Le rempart de Grand : les enjeux de son exploration

La fouille conduite sur le rempart jusqu’au 31 juillet par une petite équipe de bénévoles a comme objectif de préciser le tracé de l’enceinte sur son tracé nord, d’en préciser l’architecture, ainsi que d’évaluer l’état de conservation du rempart. Les premières observations ont permis de mettre au jour une voie qui bordait l’enceinte, ainsi que quelques vestiges d’habitats.

Depuis 2017, des archéologues explorent le rempart de Grand afin d’en savoir plus sur son architecture ainsi que sur sa datation. Si toute recherche sur une agglomération antique passe par l’étude de son organisation urbaine et de ses différentes phases de développement, ces questions revêtent une importance particulière à Grand, au regard de la présence d’une enceinte et de la forme circulaire du village actuel. Cette enceinte protège un périmètre estimé à environ 17 ha au sein duquel on soupçonne l’existence de plusieurs monuments publics. Dans la cité des Leuques, comme dans l’ensemble des régions de la Gaule, la plupart des villes se retranchent aux IIIe et IVe siècles derrière des remparts ; les exceptions, notamment Nasium (Naix-aux-Forges, Meuse), s’expliquent par un déclin économique et politique souvent antérieur.




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