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lundi 21 sept 2020
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Vittel : le personnel soignant applaudi hier, et déjà oublié aujourd’hui…

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Après le Centre hospitalier vosgien de Neufchâteau, l’établissement vittellois s’est mis au diapason en distribuant les tracts au rond-point du centre-ville de Vittel. Toutefois rien à voir avec la mobilisation néocastrienne, car ils étaient peu nombreux à avoir répondu à l’appel de la CGT, comme le regrettait la déléguée syndicale.

Pour se qui  des revendications elles étaient identiques, à savoir :

– augmentation significative du salaire de base

– titularisation de tous les contractuels

– augmentation des effectifs dans les EHPAD et les établissements de soins

– suppression du plan de performance

– reconnaissance de la pénibilité du travail en catégorie active pour tous les agents

– accès rapide aux classes supérieurs

– une prime universelle pour l’ensemble des professionnels

– une reconnaissance de la maladie professionnelle du Covid-19 et donc la parution rapide d’un texte

– la rétribution et ou récupération des heures supplémentaires liées au Covid par la parution rapide d’un texte

– augmentation des rémunérations, de l’heure de nuit, du travail du dimanche et des jours fériés

– obtenir plus de personnel de santé et une revalorisation des métiers de la santé

– combattre les fermetures de services et les suppressions de lits

– le maintien d’une offre de soin de proximité

«La crise sanitaire que nous avons vécu et que nous vivons toujours met au grand jour le manque d’investissement dans l’hôpital public. A cela s’ajoute la situation dramatique des conditions d’accueil dans les EPHAD. A l’instar de ce qui se passe dans le ferroviaire, le service public de la santé est bradé au profit de l’économie de marché avec sa logique de rentabilité de l’hôpital-entreprise financé par des sociétés/actionnaires privés. La croissance des dépenses de santé, dans les années à venir, est inévitable pour corriger les inégalités qui demeurent et pouvoir prendre en compte les besoins découlant de l’évolution démographique de la population», précisaient les responsables cégétistes.

Quant à l’appel de la CGT, de rendre hommage aux soignants décédés du Covid-19, devant les urgences du centre hospitalier de Vittel à midi, la mobilisation fut peu suivie car pas plus d’une vingtaine de personnes étaient présentes.

Autant dire que la déception était de mise car les soignants au plus près des malades du Covid-19, ont encore en mémoire une période intense qu’ils ont vécu. «Il a fallu tout préparer et s’organiser et nous avons vécu pas moins de trois semaines difficiles au début de la pandémie, entre l’accueil, les intubations, le dispatching des patients atteints vers Epinal ou Nancy-Brabois, la post récupération… Toutefois on n’a pas eu le temps d’avoir peur pour nous. Et on doit remercier les dons de fournitures qui nous ont permis de travailler en sécurité», se rappelle une infirmière.

Alain Buffe




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