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vendredi 30 oct 2020
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Si les «barons» n’étaient pas là Un bien pour un mal

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Souvenons nous des années 70 ″En France on a pas de pétrole, mais on a des idées. » Pour en avoir, on en a. Depuis une semaine, l’hexagone vit au rythme du Coronavirus (Covid-19), sans que nos dirigeants politiques puissent prendre véritablement la mesure des craintes des français. La réflexion, l’approche de la pandémie semble plutôt bonne mais très contradictoire. A 24 h du 1er tour des élections municipales, on nous demande de nous confiner mais d’aller voter. Au lendemain du scrutin, on nous dit que le virus se dépolie de manière exponentielle dans tout le pays, mais aucune mesure de confinement général n’est instaurée. On nous explique qu’il faut «tasser» et ralentir la courbe des hospitalisations afin de permettre d’accueillir progressivement les malades les plus sévères, mais on laisse les Français aller travailler dans les entreprises et les administrations : voire pour certaine de recevoir du public. On nous dit que la seule manière d’endiguer la propagation du Covid -19 et d’éviter tout contact avec des porteurs du virus, mais personne pour l’instant n’est capable de prendre une initiative à l’italienne ou à la chinoise, malheureusement avec tout ce que cela implique économiquement et socialement. Alors on attend, on attend encore, on envisage, on se tartine de savon, de solution hydroalcoolique, on prend des distances relatives, certains ont droit à des masques et on laisse les Français s’infecter chaque jour un peu plus. Pourtant, dans les couloirs de l’Élysée, du Sénat et de l’Assemblée Nationale, on discute et on discute, on hurle, on se menace non pas sur les éventuelles mesures à prendre dans l’urgence pour faire face au Covid-19, mais pour savoir si, en fonction de l’abstention, uniquement de l’abstention, on inscrit au calendrier républicain un second tour des municipales : deux jours de perdus, peut-être trois. A croire que nos faux-amis politiques se foutent de la  santé des français. Pour preuve, le 1er tour de l’élection a bien eu lieu dans un climat de catastrophe sanitaire et fut un véritable fiasco avec une abstention record alors que tout le monde devait rester chez soi.

Les barons de la politique française, ils se reconnaîtront, nous veulent du mal… pour leur  bien. En ce lundi hyper «coronaviré», la population attend désespéramment des décisions suivies de mesures choc, certes contrariantes, mais visiblement seul rempart au maintien des vies les plus fragiles. Et par définition nous sommes tous vulnérables !

Ph. J.




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