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vendredi 10 avr 2020
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Vittel : le bilan 2019 en guise de vœux à la population

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Le maire, Franck Perry.

Le maire, Franck Perry.

Tout comme l’année dernière, la salle du Moulin était comble et affichée complet pour entendre les vœux du premier magistrat, Franck Perry. Parmi les personnalités présentes, il y avait le nouveau bourgmestre de Badenweiler, Vincenz Wissler, puis les conseillers régionaux Anne-Marie Adam et Yves Séjourné (maire de Mirecourt), les conseillers et vice-présidents départementaux, Luc Gerecke (maire de Contrexéville) et Simon Leclerc (maire de Neufchâteau), le député Jean-Jacques Gaultier, le président de la communauté de communes Terre d’eau, Christian Prévot, puis de nombreux conseillers municipaux et communautaires.

Sûrement que les nombreux habitants vittellois présents s’attendaient à des annonces «renversantes». Mais ils devront attendre comme le précisait le maire. «Nous sommes dans la campagne des élections municipales et des règles très précises s’imposent, donc ce soir (vendredi), je vais vous parler de l’année 2019 et de thèmes d’intérêt général. Je ne ferai référence à aucune nouvelle idée, ni aucun projet…»

Le premier message que délivrait Franck Perry était : «Croire, savoir, oser, aimer comme le dit la devise d’une famille bien connue des Vittellois, celle des Bouloumié. Je voudrais vous demander de croire en notre ville mais d’être convaincus également que son équilibre reste encore sensible et que quelques choix malheureux pourraient mettre à mal les premiers résultats obtenus.» Adepte des citations, l’édile concluait sa première parenthèse par «Wait and see (attend et regarde)» de l’Amiral Nelson.

Le deuxième message qu’il a partagé est : «Nous serons et resterons les mêmes ! Au fil de mes discours, je vous fais part de l’émotion qui est la mienne. Je me souviens des premières fois et je me dis qu’il s’agit peut-être de la dernière. Cette émotion n’a jamais été feinte et vous comprendrez qu’elle soit encore présente ce soir. Le 4 avril fut le jour où tout a commencé. Le 17 juillet 2017, le jour où ce cap fut réaffirmé. Fin 2018, où je concluais la cérémonie des vœux en citant Georges Bernanos et JFK qui disait «On ne subit pas l’avenir, on le fait», ou encore celle du Général de Gaulle, «Il n’y a qu’une fatalité, celles des peuples qui n’ont plus assez de force pour se tenir debout et qui se couchent pour mourir». La pire chose pour moi serait de vous dire que rien n’est possible et que nous devons accepter la fatalité sur des sujets comme le Club Med, le train, les hôtels. La peur n’évite pas le ou les dangers. C’est ensemble que nous pourrons faire de Vittel, la ville dont nous avons toujours rêvé, une ville attractive, solidaire, ambitieuse. Une ville du 21e siècle qui se veut moderne et libre de ces choix.»

Le troisième message du premier magistrat soulignait «Nous assumons le bilan, dans sa totalité et cette volonté inébranlable de vouloir lutter contre la ou les fatalités et les attaques aux personnes. Le maire doit proposer, écouter, analyser, convaincre et finalement décider. Mais pour cela, il n’est pas seul, et il ne peut rien sans une équipe municipale à ses côtés qui le soutient, le supporte, le protège aussi et le défend quand il le faut.» Franck Perry en profitait pour remercier individuellement l’ensemble des conseillers municipaux de sa majorité mais aussi ceux de l’opposition.

Ce fut l’objet du quatrième message «Je souhaite partager avec vous ce soir, ma très grande gratitude envers les membres, tous les membres du conseil municipal. J’aimerais avoir également, en ces instants, une pensée pour notre ami Antoine (Borowski) qui nous regarde d’en haut et qui m’a appris le monde du sport, à me battre et j’aimerais lui dédier ces vœux.»

Bilan 2019

«Lors de l’écriture de ce discours, je me suis rendu compte très vite de la difficulté imposée par la loi et la frustration qui fut la mienne. Pendant trois ans, j’ai expliqué chacun de mes projets, j’ai apporté un sens politique à chacune de nos décisions. Aujourd’hui, je dois rester informatif et neutre alors qu’il y a tant à dire. Alors 2019, c’est avant tout la poursuite des baisses des dotations de l’Etat avec 6,8 millions d’euros en moins en cumul par rapport à l’année 2014.

2019, c’est 6 millions d’euros consacrés aux investissements, c’est moins d’endettement pour la Ville (40 % de moins qu’en 2014), c’est le maintien des taux d’imposition depuis mon arrivée pour limiter la perte du pouvoir d’achats des Vittellois. C’est aussi l’aboutissement de plusieurs projets structurants pour la commune, à savoir la galerie thermale, l’extension de la maison de l’enfance, le nous SPA des Thermes, le plan VRD, la reprise du centre équestre par Dominique Simonin. C’est également le nouveau CTM pour de meilleures conditions de travail des agents, le nouveau site multi-activités pour les jeunes, la DSP du casino avec le déplacement possible de celui-ci vers les parcelles de l’hôtel des Thermes, le renouvellement des quatre fleurs avec cerise sur le gâteau, la fleur d’or qui n’a jamais été accordée à Vittel. Nous faisons partie des neuf communes françaises à l’avoir obtenu et la seule ville vosgienne dans toute son histoire.

2019, c’est aussi le déploiement des caméras de vidéo-protection, puis des repérages de la Région pour la fibre optique, la vente des parcelles du quartier des Collines et la 3e tranche à finaliser. C’est surtout le lancement de l’étude centre-bourg avec l’aide de l’Etat et du Département, afin que Vittel retrouve un centre-ville à la hauteur de son image.

Et puis bien sûr comme chaque année, le sport, avec l’obtention d’un second label «Terre de jeux 2024». La réfection des terrains à côté du tennis du Haut du Fol, le lancement des études pour la rénovation de nos équipements sportifs, les championnats de France de cross-country, de judo UNSS, de tir à l’arc.

C’est aussi des nombreuses manifestations culturelles à succès. Un bilan factuel que je souhaitais partager avec vous en guise de cinquième message, pour dire ce qu’on fait et faire ce qu’on dit !

Friand de citations, que Franck Perry a glissé ici-et-là, c’est par celle d’Oscar Wilde qu’il a choisi de clore son «long» discours. «Il faut toujours viser la Lune, car même en cas d’échec, on atterrit dans les étoiles.»

Alain Buffe




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