Search
samedi 24 oct 2020
  • :
  • :

Grand Est : le chômage repart à la hausse !

image_pdfimage_print

insee

L’INSEE vient de publier ce mercredi matin sa dernière note de conjoncture. Le chômage repart à la hausse dans le Grand Est. Il reste légèrement en hausse dans les bassins d’emploi de Remiremont, Épinal et St Dié. On note aussi une hausse des créations d’entreprise dans le Grand Est.

Au 3e trimestre 2019, l’emploi recule dans le Grand Est en raison de la morosité dans l’industrie et l’intérim et malgré une hausse dans le secteur de la construction. Le chômage est en hausse, mais certains départements parviennent à garder un taux stable.

Le nombre de demandeurs d’emploi poursuit sa diminution, de façon hétérogène selon le profil des personnes. La construction de logements est orientée à la baisse, à l’inverse de celle des autres locaux. La fréquentation touristique, soutenue par la clientèle résidente, augmente davantage qu’en métropole. Les créations d’entreprises s’accroissent plus fortement qu’au niveau national, et cette augmentation touche tous les départements du Grand Est.

Les défaillances d’entreprises progressent moins vite dans la région qu’en France. Les exportations augmentent vers notre principal partenaire commercial, l’Allemagne. Croissance, emploi et chômage évoluent favorablement chez nos voisins frontaliers.

Léger recul de l’emploi

Au 3e trimestre 2019, l’emploi salarié dans le Grand Est continue de baisser légèrement, avec une perte de 610 emplois. Le secteur privé contribue à cette diminution, avec 1 550 emplois de moins, soit – 0,1 %, alors que l’emploi dans le secteur public croît de 0,2 %.

En France entière, l’emploi progresse de 0,2 %, bénéficiant de l’orientation à la hausse des secteurs privé et public, respectivement + 0,2 % et + 0,1 %. Les évolutions de l’emploi sont plus contrastées dans les régions voisines : + 0,2 % dans les Hauts-de-France et – 0,2 % en Bourgogne-Franche-Comté. Le département des Vosges présente le plus fort recul de l’emploi (-0,3 %), suivi de la Moselle, des Ardennes et de la Meuse (- 0,2 %), tandis que dans la Haute-Marne, l’emploi s’accroît de 0,4 % ce trimestre.

Hausse modérée dans la construction

Le secteur où l’emploi régional progresse le plus est la construction, même si cette augmentation reste modeste (+ 0,2 % après + 0,1 %), au regard du niveau national (+ 0,6 %). La hausse est importante en Meurthe-et-Moselle (+ 0,9 %), alors que les Ardennes et la Moselle affichent une baisse de 0,4 %. Comme au trimestre précédent, le secteur de l’industrie subit une nouvelle perte de 0,2 %, soit 750 emplois de moins. Le Grand Est s’avère la région où la baisse est la plus forte ; dans l’ensemble de la France, l’emploi industriel reste stable. Excepté le Bas-Rhin qui résiste difficilement (+ 0,0 %), tous les départements sont concernés par la baisse de l’emploi dans l’industrie. Les plus fortes diminutions sont observées en Moselle et dans les Ardennes (- 0,6 %).

L’emploi intérimaire continue de fléchir

L’emploi intérimaire se contracte à nouveau, même si le repli est de moindre ampleur qu’au trimestre précédent (- 1,3 % contre – 2,4 %). A l’échelle nationale, le recul est identique à celui du 2e trimestre (- 0,4 %). Cette réduction, constatée dans huit départements sur dix, est la plus forte dans les Ardennes et en Moselle (- 5,8 % et – 4,8 %).

La Meuse et la Haute-Marne sont au contraire très bien orientées, puisque l’emploi intérimaire y augmente de 9,1 % et de 14,4 %. Dans la région, c’est le secteur de l’industrie qui est le plus touché par ces pertes, enregistrant 980 emplois de moins, soit – 3,1 %. L’emploi intérimaire progresse uniquement dans les services marchands (+ 1,3 %). Dans le tertiaire marchand hors intérim du Grand Est, l’emploi stagne, alors qu’il augmente de 2 % toutes régions confondues.

Dans le domaine de l’hébergement-restauration, il chute de 0,7 %, après une hausse de 1,3 % le trimestre précédent. L’emploi progresse néanmoins de 0,3 % dans les domaines du transport et des services aux entreprises, et de 0,2 % dans l’information. Dans le secteur tertiaire marchand, l’emploi baisse dans la Meuse (- 1,2 %), alors qu’il augmente dans les Ardennes et la Haute-Marne (+ 0,3 %). Quant à l’emploi dans le tertiaire non marchand, il s’accroît de 0,1 %, soit 900 emplois en plus. La tendance est similaire au niveau national. Les plus fortes hausses concernent la Moselle et le Haut-Rhin (+ 0,4 % et + 0,8 %), alors que la Haute-Marne et les Ardennes perdent une centaine d’emplois (- 0,4 % et – 0,3 %).

Le chômage repart à la hausse

Après trois trimestres consécutifs de baisse, le chômage repart à la hausse dans le Grand Est. Au 3e trimestre 2019, le taux augmente de 0,2 point par rapport au 2e trimestre et s’établit à 8,3 % de la population active, égalant le chiffre de la France métropolitaine.

Sur un an, le chômage demeure cependant en baisse : le taux a perdu 0,3 point, contre 0,5 en France métropolitaine. La hausse trimestrielle concerne tous les départements sauf la Meuse où le chômage se stabilise à 8 %. Le taux de chômage augmente le plus dans les Ardennes (+ 0,4 point) pour atteindre 10,3 %, soit le taux le plus élevé après l’Aube (11,0 %). Le chômage reste stable dans quatre zones d’emploi : Longwy, Bar-le-Duc, Thionville, et Neufchâteau.

Il progresse dans les autres zones d’emploi jusqu’à 0,4 point à Sarreguemines et 0,5 point à Forbach et Remiremont.

La baisse du nombre de chômeurs de longue durée se confirme

Au 3e trimestre 2019, le Grand Est compte 451 570 demandeurs d’emploi de catégories A, B et C, soit une baisse de 0,3 % sur le trimestre (- 0,9 % en métropole) et de 2,2 % sur l’année (- 1,9 % en métropole). Le nombre de demandeurs d’emploi n’ayant exercé aucune activité sur la période considérée (catégorie A) augmente de 0,5 % ce trimestre pour atteindre 279 120 personnes. Il est en hausse dans presque tous les départements de la région (jusqu’à + 1,3 % en Moselle), mais recule dans la Marne, l’Aube et la Meuse (- 1,2 %, – 1,0 % et – 0,7 %).

Sur un an, la tendance reste à la baisse dans la région (- 1,8 %), mais moins fortement qu’au niveau métropolitain (- 2,4 %). Comme au trimestre dernier, le nombre de jeunes demandeurs d’emploi de catégorie A (moins de 25 ans) augmente de 1,7 %, en particulier chez les hommes (+ 2,1 %). En revanche, pour l’ensemble des catégories A, B et C, les jeunes demandeurs d’emploi s’avèrent moins nombreux (- 0,6 %). Les chômeurs de longue durée (inscrits depuis au moins un an) représentent 48,6 % des demandeurs d’emploi, soit un peu plus qu’en métropole (47,5 %).

Pour le quatrième trimestre consécutif, leur nombre diminue (- 0,8 %), conduisant à un recul annuel de 2,6 %. Parmi eux, les inscrits depuis 3 ans ou plus sont plus nombreux (+ 1,9 % et + 3,6 % sur un an). Le nombre d’inscrits depuis moins d’un an augmente de 0,3 % (- 1,8 % sur l’année). Au 3e trimestre 2019, comme au trimestre précédent, le nombre d’entrées à Pôle emploi baisse de 1,1 %, notamment du fait du ralentissement des premières arrivées sur le marché du travail (- 7,4 %), des entrées pour fin de contrat (- 4,6 %), des fins de missions d’intérim (- 3,9 %), des démissions (- 3,3 %) et des ruptures conventionnelles (- 2,1 %). En revanche, les licenciements économiques augmentent de 5,2 %.

Construction : moins de logements autorisés, mais plus de locaux

Les permis de construire de logements restent orientées à la baisse depuis mi-2018. Entre octobre 2018 et septembre 2019, elles sont en retrait de 5,9 % en France et de 13,4 % dans le Grand Est. Au niveau régional, la dégradation est principalement liée à la construction de logements collectifs et individuels groupés (- 18,4 % et – 9,4 %).

Le nombre de logements autorisés diminue de 28 % dans le Bas-Rhin et de 19 % dans le Haut-Rhin. La baisse est plus limitée dans la Marne, la Moselle et la Meurthe-et-Moselle. Hormis la Haute-Marne, les départements les moins densément peuplés sont les seuls dont l’évolution du nombre de permis de construire est positive. La tendance reste également à la baisse pour les ouvertures de chantier de logements depuis début 2018.

Leur nombre recule de 3,2 % en France et de 7,7 % dans le Grand Est. Par rapport au cumul des douze mois antérieurs, la chute est de 13 % dans le Bas-Rhin, département qui représente un tiers des logements commencés de la région. Avec – 21 % et + 5 %, les évolutions sont contrastées en Moselle et dans le Haut-Rhin, où le nombre de logements mis en chantier est proche (environ 4 000). Entre octobre 2018 et septembre 2019, les surfaces de locaux autorisées poursuivent leur progression : + 4,3 % en France, + 7 % dans le Grand Est. Elles bondissent de 56 % en Moselle et de 34 % dans la Marne. Ces deux départements comptent un tiers des surfaces non résidentielles autorisées. La croissance est également significative dans la Meuse et dans l’Aube (+ 42 % et + 30 %), mais sur des volumes moins importants. À l’inverse, le recul est supérieur à 30 % dans les Ardennes et en Meurthe-et-Moselle. Il est moins prononcé dans le Haut-Rhin (- 17 %). Les surfaces commencées dans le secteur non résidentiel repartent à la hausse en France comme dans le Grand Est : + 6,7 % et + 7,8 %. Avec près de 103 000 m2 mis en chantier au cours des douze derniers mois contre près de 47 000 un an auparavant, la progression est de 120 % dans la Meuse. Dans le Bas-Rhin et le Haut-Rhin, qui concentrent à eux seuls 40 % des surfaces de locaux commencés, la hausse est de 46 % et 41 %. Dans l’Aube, elle atteint 35 %. Par contre, les mises en chantier de locaux dans les Ardennes et la Meurthe-et-Moselle baissent de 20 %. La chute est encore plus marquée dans la Marne et la Haute-Marne avec – 27 % et – 44 %.




Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.