Search
mardi 20 oct 2020
  • :
  • :

Vosges : un bilan des plus élogieux pour la «Garantie Jeunes»

image_pdfimage_print
Le sous-préfet Benoit Rochas, le maire Franck Perry, le Préfet Pierre Ory. (de g. à dr.)

Le sous-préfet Benoit Rochas, le maire Franck Perry, le Préfet Pierre Ory. (de g. à dr.)

Pour dresser le bilan de l’année 2018 et 2019, c’est à Vittel et plus précisément dans l’établissements thermal que dirige Christian Brunet, que s’est déroulé le comité de pilotage «Garantie Jeunes», qui a réuni les acteurs impliqués dans ce dispositif, à savoir les services de l’État, le Service Public de l’Emploi, les Collectivités Territoriales, puis les partenaires institutionnels et associatifs. Et c’est sous la présidence du Préfet des Vosges, Pierre Ory, accompagné du sous-préfet de Neufchâteau, Benoît Rochas, et du premier magistrat vittellois, Franck Perry, que s’est tenue cette réunion.

«La Jeunesse étant une des priorités du Gouvernement, et la lutte contre le chômage des jeunes un des axes de ses politiques de l’emploi, la «Garantie Jeunes», généralisée à toute la France depuis le 1er janvier 2017, constitue l’un des outils phares du ministère du Travail destiné à favoriser l’insertion professionnelle des jeunes.

Cet outil d’insertion professionnelle, piloté par le ministère du Travail, est mis en œuvre par les missions locales. Il est destiné aux jeunes NEET (ni en emploi, ni en formation, ni en études) de 16 à 25 ans, en priorité pas ou peu diplômés, dont le niveau de ressources ne dépasse pas un certain montant (492 euros). Plus qu’un coup de pouce, la « Garantie Jeunes » prend en charge le jeune de manière globale, afin de l’amener vers l’emploi.

Le jeune et le conseiller de mission locale qui l’accompagne vont construire ensemble un véritable parcours d’accès vers et dans l’emploi. Pendant un an, le jeune bénéficie :

– d’un accompagnement collectif intensif sur plusieurs semaines pour le préparer à l’univers de l’entreprise

– d’immersions répétées en entreprise (périodes de mise en situation en milieu professionnel, contrats courts…) pour le confronter aux situations réelles du monde du travail

– d’une aide financière mensuelle pour faciliter ses démarches d’accès vers l’emploi, dégressive au fur et à mesure qu’il perçoit un revenu de ses activités», explique le communiqué de la Préfecture.

Dans les Vosges

Pour mémoire, depuis novembre 2013, les Vosges fut l’un des premiers départements à mettre ce dispositif expérimental en place à travers ces quatre Missions Locales (Épinal, Remiremont, Neufchâteau et Saint-Dié-des-Vosges). A la fin du mois de septembre 2019, 3 155 jeunes ont intégré ce parcours dans le département, depuis son lancement en 2013. Plus de 4 400 situations professionnelles (toutes confondues : alternance, contrats courts ou longs, intérim etc.) ont été réalisées par ces jeunes.

Parmi les 1 981 jeunes sortis du parcours, 30,7 % sont sortis sur un emploi (608 jeunes), 8,5 % sur de la formation (169 jeunes), 4,9 % sur un contrat en alternance (98 jeunes). 28,8 % ont bénéficié d’une durée d’immersion en entreprises d’au moins quatre mois sur leur douze mois de «Garantie Jeunes» (571 jeunes parmi les 1 981 jeunes sortis).

Ainsi, en prenant en compte ces périodes de mise en situation en milieu professionnel, on comptabilise 73 % de sorties positives dans le département des Vosges (semblable au taux national), à fin septembre 2019.

Au niveau national, cet outil a permis d’accompagner 336 790 jeunes, dont 23 811 jeunes en région Grand Est.

Témoignages

Témoignages de Samuel, Marine, Loïc (de g. à dr.) et Jean-Pierre Begel (DGS ville de Mirecourt)

Témoignages de Samuel, Marine, Loïc (de g. à dr.) et Jean-Pierre Begel (DGS ville de Mirecourt).

Dans les Vosges, pour l’année 2018, le dispositif a comptabilisé 585 nouveaux entrants (dont 57 mineurs) sur 605 attendus, soit 96,7 % de l’objectif annuel. Pour l’année 2019, 581 entrées sont recensées à fin novembre (dont 70 mineurs, et 32 jeunes en situation de handicap), sur 609 attendus, soit 95,4 % de l’objectif annuel. Des chiffres qui ne cessent de progresser.

Ce comité de pilotage s’est clos par trois témoignages de jeunes qui ont bénéficié, à un moment ou à un autre, du dispositif «Garantie Jeunes» et de la Mission Locale de Neufchâteau, à l’instar de la «vétéran» comme l’a présenté avec humour le Préfet Pierre Ory, la Vittelloise Marine, âgé de 24 ans. «Je suis entrée dans ce dispositif en 2015. J’ai commencé par un stage, puis j’ai trouvé un service civique, puis un emploi d’avenir… Un parcours qui m’a donné l’envie de reprendre mes études pour passer un BTS en gestion. Je suis une formation via le CCI de Lunéville», expliquait-elle.

Quant au Mirecurtien Loïc (19 ans), la mission Locale et le dispositif fut aussi salvatrice pour lui «J’étais un peu paumé dans mon parcours scolaire et sur ce que je voulais faire. Je suis entré au lycée agricole que j’ai quitté rapidement car cela ne me convenait pas. J’ai trouvé ma voie à l’école d’horticulture et de paysage de Roville-aux-Chênes et j’ai pu obtenir un contrat d’apprentissage à la Ville de Mirecourt.»

Pareil pour l’autre Mirecurtien, Samuel, âgé de 19 ans et titulaire d’un CAP électro technique, mais qui avait perdu la vocation au point de s’orienter vers le métier de serveur. «J’ai eu un parcours personnel mouvementé et je remercie vivement la Mission Locale de m’avoir aidé.» Toutefois ce dernier a retrouvé la raison et une orientation professionnelle qui était la sienne au départ, avec un apprentissage au sein des services techniques de la Ville de Mirecourt, fortement encouragé par le directeur général des services et tuteur principal, Jean-Pierre Begel, puis le maire Yves Séjourné, tous deux présents à cette réunion.

Alain Buffe




Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.