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samedi 24 août 2019
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Parti animaliste : la petite bête qui monte

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Avec 252 voix remportées à Épinal et 3 759 dans le département soit 2,67 % des suffrages (2,16 % au niveau national), le parti animaliste fait partie des surprises de ces dernières élections européennes.

Emmené par Hélène Thouy, avocate girondine de 35 ans cofondatrice du mouvementle parti se pose en défenseur de la cause animale en revendiquant les droits de nos amis à quatre pattes et en luttant contre toutes les formes de maltraitance : expérimentation, corridas, pratiques controversées dans les abattoirs…

Ce parti, créé en 2016 mais qui a véritablement fait son entrée dans l’arène politique lors des législatives de 2017, ne compte pas dans son électorat uniquement des personnes souhaitant apporter un vote contestataire mais des citoyens qui ont donné leur voix par adhésion aux idées proposées. Quel est le profil de ceux qui ont glissé le mois dernier dans l’urne un bulletin du parti animaliste ?

Rencontre avec Brigitte, une électrice qui a réussi à convertir une partie de son entourage. « Ce choix correspond pour moi à une logique de conviction et puis c’était comme une évidence. Comme beaucoup, je ne peux plus supporter toute l’ingéniosité que met l’homme à faire souffrir les animaux pour les utiliser, les mutiler les exploiter les humilier, les salir. J’ai du mal de penser que l’on est au XXIème siècle quand je vois le degré de conscience si bas de certains individus. Il y avait bien longtemps que je n’avais été motivée par une élection et ses perspectives. »
Pour Brigitte, le gouvernement ne peut désormais plus ignorer ces voix qui s’élèvent contre la souffrance animale et les scores honorables réalisés un peu partout en France démontrent un intérêt croissant porté à la cause animale, qui s’inscrit dans la même lignée que la progression du mouvement vegan.
« Les politiques ne peuvent plus nous prendre pour des illuminés marginaux“ poursuit-elle.„Je suis et j’ai été adhérente depuis des années à différentes associations de protection et de sauvegarde animale et environnementale : SVPA, OABA, L214… Je ne suis pas vegan (mais végétarienne) mais j’approuve le combat de L214 et de l’OABA qui lutttent pour améliorer le sort des animaux de bouche et supprimer les élevages concentrationnaires avec une organisation (L214) bien rodée efficace, énergique, organisée et avec une excellente communication. »

Elle souhaiterait également qu’une politique de stérilisation des chats errants soit mise en place et précise. « En allouant un budget aidé par une association pour une vaste politique de stérilisation des chats errants les communes réussiraient à endiguer ce problème en grande partie. Comme on l’a fait pour la vaccination des renards. Il faudrait aussi persuader les gens de le faire avec leurs animaux. »

Comme Brigitte, une grande partie des personnes ayant donné leur voix au parti animaliste, s’investissent dans des associations de protection animale en tant que bénévoles ou salariés. Reste à apprécier si ces voix vont être entendues et si les défenseurs de la cause animale vont trouver un écho au sein de la nouvelle assemblée européenne.

A.S




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