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samedi 19 oct 2019
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Hôpital d’Epinal : les urgentistes en grève pour dénoncer le manque de moyens Ras la blouse ! [vidéo]

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Ce mardi, les urgentistes sont en grève à l’hôpital d’Epinal. Ils se disent en détresse face à la forte hausse de la demande et le manque de moyens.

Les syndicats dénoncent une situation de plus en plus dégradée. Ce mardi, les urgentistes sont en grève à l’hôpital Emile Durkheim d’Epinal. Des urgentistes sont assignés pour assurer le service. Le personnel demande une augmentation des effectifs, une sécurisation des locaux et une augmentation des salaires.

«Les difficultés récurrentes du service d’accueil et d’urgences ne peuvent pas être plus longtemps négligées. La santé des agents en dépend, tout comme la sécurité des usagers » explique la CGT. « On demande plus de brancardiers et des agents de sécurité ainsi que le payement des heures supplémentaires. Il faut plus de moyens humains et financiers, mais ce n’est pas évident de se faire entendre», assure Elisabeth Da Silva, de la CGT des Vosges qui assure que la grève est reconductible.

Des violences verbales et physiques en augmentation

«A Épinal, comme dans tous les services, c’est une accumulation de dysfonctionnements avec un manque de personnel et d’internes, il y a aussi une augmentation de la violence verbale et physique. C’est le ras le bol qui a déclenché le mouvement», explique le Dr Sylvain Henry, chef de service des urgences.

A Épinal on manque de brancardiers

A Épinal, d’autres problèmes viennent s’y ajouter comme le manque de brancardiers. «Ce sont nos personnels soignants qui poussent les brancards. pendant ce temps, on ne soigne pas les patients», commente le chef de service des urgences. Pour lui, il s’agit d’un problème sur toute la filière. «En amont : la médecine générale qui est totalement désertée. Il n’y a pas assez de médecins et toujours autant de patients. Pour former des médecins, il faut dix ans. En aval, on a fermé des lits dans les hôpitaux. Forcément ça coince», poursuit-il.

Recrutement d’un bed manager

 «A Épinal, dans la nuit du 1er juin, nous avons eu trois agressions de soignants. Nous avons pris des mesures immédiates face à ces agressions : renforcer les brancardiers aux urgences la nuit, renforcer le nombre d’internes et nous sommes entrain de recruter un bed manager de façon à fluidifier les parcours des patients au sein de l’hôpital d’Epinal», explique Stefan Hudry, directeur des affaires médicales à l’hôpital.

Agnès Buzyn promet «mission de refondation» des services d’urgences

La ministre de la Santé Agnès Buzyn, invitée de BFM TV ce lundi soir, a déclaré son ambition d’en finir avec l’engorgement des urgences. Elle a également promis une «mission de refondation» des services d’urgences menée par Thomas Mesnier, député LaRem. Agnès Buzyn a déjà écarté «l’idée d’une nouvelle augmentation de salaire pour les soignants» : «Je comprends que ce soit une reconnaissance. Mais quand la préoccupation est purement salariale alors que ça dysfonctionne, (…) sincèrement les problèmes ne vont pas se régler parce que je paye davantage.»  La loi Santé doit être adoptée au Sénat ce mardi 11 juin.

C.K.N.

 




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