Search
jeudi 25 avr 2019
  • :
  • :

Contrexéville : parents et élus mobilisés contre la fermeture d’une classe

image_pdfimage_print

La décision a été officialisée, à la prochaine rentrée scolaire, l’école maternelle Jacques-Prévert va perdre une classe. Aussi la directrice de l’établissement, Nathalie Perrin, le maire Luc Gerecke, l’adjoint aux affaires scolaires Sébastien Gillet, la représentante des parents d’élèves de la LIPE, Marlène Dos Santos, élus de la majorité, comme de l’opposition, à l’instar de Véronique Perussault ou Jean-Pierre Fournier, quelques parents et soutiens divers, étaient devant l’école ce mardi matin, pour manifester leur mécontentement. Malgré la fraîcheur glaciale, quelque cinquante personnes étaient postées devant l’école pour tenter de sensibiliser les parents, mais force est de constater que bon nombre ne se sentaient pas si concernés que cela…

Une bataille de chiffres pour motiver la décision de l’inspection de l’éducation nationale représentée par Alexandre Benoit. A la rentrée de 2018, cent neuf élèves ont intégré l’école, d’autant plus que la municipalité avait lancé un programme de rénovation de sept classes (plafonds, isolation, éclairage, chauffage, baies vitrées). Mais étrangement, selon les données de l’inspection, le nombre d’enfants chutent à quatre vint-trois, avant de remonter à quatre-vingt treize pour la rentrée 2019. Alors que la directrice, Nathalie Perrin avançait le chiffre de cent trois élèves dont dix en petite section. Et c’est là que le bas blesse. «Le seuil est de cent enfants pour que le maintien d’une classe et d’un poste soient maintenue, or l’inspecteur ne tient pas compte des dix élèves en petite section», explique de concert la directrice, le premier magistrat, la représentante de la LIPE, Marlène Dos Santos qui ajoute. «Je ne comprends pas que l’on puisse anticiper à ce point alors que les inscriptions se font à partir du mois d’avril, et qu’il aurait été plus logique d’attendre à ce moment pour prendre une décision plus sereine.»

De son côté, Luc Gerecke a bien tenté de négocier à son tour en expliquant les perspectives d’évolution de la cité thermale. Mais le côté humain n’a pas eu d’effet sur l’inspection de l’éducation nationale, et ce qui a été valable pour Vittel, l’année dernière, ne l’est plus pour Contrexéville. «C’est une décision à l’échelon national, pas de classe de petite section dans les Vosges», précisait le maire.

A l’heure où la démographie baisse en milieu rural, où on parle de désertification de territoire, où le président Emmanuel Macron annonçait hier à une mère francilienne, sa volonté de dédoubler des classes…, les services de l’état décide de fermer une classe de maternelle, uniquement pour satisfaire à un besoin comptable et par souci d’économie.

Alain Buffe




Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.