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lundi 20 mai 2019
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Concertation du SAGE GTI : le choc des mots Clap de fin pour la concertation préalable du SAGE des nappes GTI, avec le scénario de la CLE qui semble se détacher, au grand dam du Collectif Eau 88.

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Certains membres du collectif Eau 88 auront encore brillé par leurs interventions intempestives et parfois inappropriées, leurs odes à l’apologie écologique, leurs explications à charge, leur volonté d’internationaliser une problématique locale avec pour seul ennemi, Nestlé, de faire intervenir une intervenante extérieure qui n’a eu de cesse de remettre en cause le bien-fondé de cette concertation, ses modalités et son application, sa sincérité… Mais jusque-là, ces opposants étaient dans leur rôle de «contestataires» et plaidaient leur cause. Ce qui a été inadmissible, c’est d’avoir entendu des mots comme «collabos», «criminels», «terroristes». De quoi susciter une vive indignation. D’ailleurs dans son intervention, le président du département, François Vannson, n’a pas mâché ses mots et a pris acte de ces propos vis-à-vis des collaborateurs du Conseil, et a fait savoir qu’il prendrait conseil afin d’envisager des suites.

Juliette Cuny (animatrice du SAGE).

Juliette Cuny (animatrice du SAGE).

Cette réunion de clôture de concertation du SAGE (Schéma d’Aménagement et de Gestion des Eaux) des nappes GTI (Grès du Trias Inférieur) avait pour objectif de tirer le bilan de celle-ci, des deux ateliers participatifs, et de rappeler les enjeux de la CLE (commission locale de l’eau). D’ailleurs, l’animatrice SAGE et technicienne du département, Juliette Cuny précisait quelques chiffres :

293 inscrits aux ateliers dont 160 ont participé aux deux dates du 16 et du 24 janvier

171 participants à l’atelier N° 1 répartis en onze tables

165 participants à l’atelier N° 2 répartis en treize tables

– entre 220 et 240 personnes présentes à chaque session (animateurs, rapporteurs, personne «ressource»…)

4 questions au centre des débats : priorités d’usages, principes majeurs, impacts des scénarios proposés, gouvernance

2 996 contributions reçues depuis le 13 décembre 2018 (48 entre le 13 décembre et le 13 janvier 2019), 2 948 (entre le 13 janvier et le 13 février)

1 890 visites sur le site du SAGE au mois de décembre 2018

1 914 visites sur le site du SAGE au mois de janvier 2019

Après le message de bienvenue du maire vittellois, Franck Perry, pour qui l’économie et l’écologie vont de paire. «L’un va l’autre, pour que notre territoire ne devienne pas un désert…». Puis après le mot d’introduction de la présidente Régine Bégel, chaque acteur présentait leur argumentaire, à commencer par le sénateur et président de l’Ermitage, Daniel Gremillet. Les élus Franck Perry (maire de Vittel), Guy Sauvage (maire de Châtenois et membre de la CLE), et Jean-Luc Cousot (maire de Villers et membre de la CLE). Suivaient Bernard Schmitt et Jean-François Fleck pour le collectif Eau 88, ensuite Gérard Grépinet, maire de Valleroy-aux-saules pour un collectif de dix-huit élus. Et pour finir, Hervé Levis, directeur des usines à Vittel et Contrexéville de Nestlé Waters Vosges, qui rappelait à l’auditoire, que le minéralier était un acteur engagé depuis 25 ans à travers Agrivair, qu’il était conscient que l’eau est l’identité du territoire et qu’il convenait de trouver des solutions sur le long terme pour un avenir collectif. Puis l’engagement de Nestlé de réduire les prélèvements de 100 000 m3 d’ici 2020, pour atteindre à 650 000 m3 à 2020.

Lors du temps d’échanges avec le public, on pouvait espérer obtenir des réponses à des questions intelligentes comme les modalités, les coûts, les financements, la prise en charge, l’application… Mais au lieu de cela, ce sont des accusations ciblées qui ont fusé, des critiques ici et là, une absence de débat contradictoire, des remises en cause notamment des services de l’état, ceux à quoi le Préfet des Vosges, Pierre Ory, a remis les choses en ordre. Même un maire s’étonnait de la problématique alors qu’elle est connue depuis de nombreuses années, et que la CLE existe depuis neuf ans. Un agriculteur s’enlisait dans des explications à propos de la source Félicie qui alimente les Thermes de Vittel. Là c’est le député et ancien maire vittellois, Jean-Jacques Gaultier, qui tentait d’apporter une réponse sur la non commercialisation de cette eau minérale qui est impropre à la consommation, sans toutefois convaincre l’intéressé. Encore une fois des propos qui ne volaient pas haut !

C’est le garant de la commission nationale du débat public, Désiré Heinimann, qui allait clore la soirée en dressant une analyse de cette réunion de concertation, avec les points positifs et négatifs, avant de rendre un bilan définitif qui sera validé début du mois d’avril. A l’issue, il y aura la rédaction du SAGE et une enquête publique. Toutes les informations sur le site : https://sagegti.vosges.fr/

Alain Buffe

Réunion de clôture

Présentation de l’Ermitage

Analyse-bilan du collectif Eau 88

Collectif d’élus




5 réactions sur “Concertation du SAGE GTI : le choc des mots

  1. Jean-Pierre Fournier

    Outrancier !

    Outrancier, le premier paragraphe de ton article. Comment peux-tu résumer les quasi quatre heures de réunion à ce que tu as écrit ?

    Tu as raison les mots que tu cites ont été dits. Pour le moins, de mémoire, deux d’entre eux. Mais, …

    Mais, par peu de personnes et dans une durée très restreinte. Et si tu tenais à citer ces mots, tu aurais dû donner le contexte de leur utilisation.

    Premièrement, comme je te l’ai déjà écrit, le 17 décembre 2018, dans un commentaire suite à ton article relatant la réunion de lancement de cette concertation publique, chacune ou chacun est responsable ou maître de ses mots.

    Deuxièmement, à te lire, il apparaîtrait que toute cette réunion n’ait été que cela. Toutes les interventions ont été enregistrées et seront retranscrites pour pouvoir être lues sur le site https://sagegti.vosges.fr/ . Et quiconque prendra le temps de les lire et de les comparer au contenu de ton introduction de ton article sera outré de ton interprétation.

    Quant à l’intervenante que tu évoques, elle est membre du Collectif Eau 88 et, professionnellement, Maître de conférences en Sciences Humaines à l’Université de la Sarre et spécialiste de la communication interculturelle.

    Au risque de te surprendre, il y a aussi de l’intelligence et des compétences au sein du collectif.

    Et tout membre de celui-ci peut avoir mandat du groupe pour le représenter.

    Laplainedesvosgesinfo.fr se veut être un journal d’information.

    Par contre, à te lire par deux fois, j’aurais tendance à parler de laplainedesvosgesINTOX.fr.

    Tu as le droit de ne pas partager la position du collectif mais tu as le devoir de faire un récit réellement journalistique de la situation réelle que tu as rencontrée.

    A moins que, tu sois :

    • procureur de la république pour réaliser un tel réquisitoire,

    • salarié d’un journal militant et dans ce cas ce journal doit l’afficher dans sa page d’accueil,

    • anti-concertation car tu avives un risque de clivage,

    • en aucun cas journaliste et dans ce cas, publie tout élément prouvant le contraire,

    • Ou ?????

    Pour conclure en un mot :

    DEONTOLOGIE.

    Jean-Pierre Fournier

    répondre
    1. Alain Buffe Poster auteur

      Cher Jean-Pierre,

      Il n’y avait rien d’outrancier dans mon exposé, où alors nous n’avons pas la même signification de ce mot. Toutefois, comment ne pas être choqué par certains mots utilisés pour parler d’eau et d’environnement, puis comme je l’ai écris par certains membres, et j’étais bien placé pour savoir qui les a utilisé. Mais je ne mets pas tout le monde dans le même panier. Je sais qu’il y a des gens intelligents dans le collectif pour les connaître, d’ailleurs tu en es un exemple. De plus je ne remets pas en cause les compétences de l’intervenante du collectif, mais plutôt la remise en cause qu’elle a fait sur la concertation et les ateliers… Certes rien n’est parfait, mais quand même !!
      Quoi qu’il en soit je ne veux pas ouvrir une polémique ici, et j’en discuterai volontiers avec toi. Mais il faut aussi accepter que tout le monde ne soit pas d’accord avec « vous », pas sur le fond, mais sur la forme.
      Quant à ma déontologie, je suis en paix avec elle. J’ai toujours joint tous les documents dans mes articles, tous les comptes-rendus des ateliers, tous les documents du collectif, et j’ai toujours mis l’adresse du site de sage pour que les gens puissent s’y rendre et prendre connaissance des documents, alors m’accuser de militantisme, c’est un peu malvenu, mais je l’accepte !!

      répondre
  2. Bernard Schmitt

    Bonsoir Monsieur Buffe

    Tout sur la forme, rien sur le fond. C’est un peu affligeant pour un journaliste non ?. Quelques questions, de fond :
    – La nappe des GTI est-elle en situation de surexploitation ?
    – Nestlé joue-t-il un rôle dans cette surexploitation ?
    – L’Ermitage est-elle une industrie à mettre sur le même plan que Nestlé ?
    – La solution qui consiste à donner la priorité à l’industrie par rapport aux habitants vous semble-t-elle normale, naturelle, légale ?
    – L’internationalisation du sujet Nestlé est-elle une manipulation orchestrée par le collectif eau 88 ?

    Nous aimerions une presse debout plutôt que…
    Bonsoir

    Bernard Schmitt

    répondre
    1. Alain Buffe Poster auteur

      Bonsoir Monsieur Schmitt,

      Sur la forme pas plus affligeant que l’attitude de certains membres de votre collectif…
      Sur le fond je ne conteste pas, mais tout le monde puise dans les nappes, Nestlé, l’Ermitage, les agriculteurs, les usagers…, et c’est une solution collective qui doit être trouvé. Mais votre croisade contre Nestlé commence à être insupportable, et je précise que je n’ai aucun intérêt avec ce minéralier. Mais il est certain que si l’on n’abonde pas dans votre sens, on devient un journaliste affligeant !! Toutefois, il y a des choses qui doivent être dites (ou plutôt écrites). Il y a dix ans, le problème était déjà connu et débattu, mais je n’ai pas souvenir qu’à cette époque vous soyez montés au créneau… Et si vous voulez parler d’environnement et d’écologie, reconnaissait que Nestlé via Agrivair a fait beaucoup. Nous sommes sur un territoire zéro pesticide et hyper protégé au niveau des nappes. Et ne parlons pas de la surtaxe sur l’eau qui a permis d’avoir de belles infrastructures sur Vittel et Contrexéville et dont beaucoup de membres de votre collectif profitent…
      La différence avec mes confrères journalistes, c’est que je connais bien le territoire, je connais le dossier pour l’avoir suivi de nombreuses années, et je connais les gens qui ont bien « profité » des avantages Nestlé et aujourd’hui « s’offre » une bonne conscience à militer contre Nestlé…
      Cordialement

      répondre
      1. Bernard Schmitt

        Bonsoir Monsieur Alain Buffe

        Après la forme, les attaques ad hominem (ce que je ne fais pas, je m’adresse à la fonction). Il y a 10 ans je n’étais pas là, je travaillais « ailleurs »… mais je venais à Vittel dans ma belle famille depuis 1972 avec mon épouse et mes enfants à chaque vacances possibles. Et, comme tous les vittellois, comme vous sans doute, je vivais à côté de la réalité de Nestlé (d’ailleurs vous ne répondez pas sur le « cas Nestlé » à l’international).
        Vous connaissez le territoire, pas le dossier, car vous dites des « bêtises », excusez moi. Rencontrons nous avant de vous déconsidérer pour vos prises de positions aventureuses qui nuisent à votre crédibilité (exemple entre autres, le dossier AGRIVAIR mais pas que).

        Cordialement tout de même

        Bernard Schmitt

        répondre

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