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jeudi 17 oct 2019
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Vosges – Action coup de poing de la FDSEA et des Jeunes Agriculteurs Vosgiens pour sortir la filière laitière de la crise

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« La filière laitière est en crise depuis plus de 1000 jours. Nous n’avons jamais cessé de mettre la pression sur les industriels de la distribution. Alors que les indicateurs sont positifs, nous n’en voyons toujours pas les effets concrets sur nos exploitations » affirment de concert la FDSEA des Vosges et les Jeunes Agriculteurs Vosgiens.

Au niveau national, les agriculteurs ont récemment réclamé, et obtenu, la réouverture des négociations commerciales entre industriels et distributeurs dans le cadre de la loi Sapin II. Selon eux, il est désormais indispensable que ces propos soient suivis de résultats sur le terrain, après la phase de communication et de déclaration de bonnes intetnions. « Car il est essentiel de finaliser ces négociations très rapidement pour obtenir les hausses de prix indispensables à la production, et ce dès le mois de juillet » estiment Philippe Clément, président de la FDSEA des Vosges, et Yohann Barbe, président des Jeunes Agriculteurs Vosgiens, qui ont mené une action coup de poing pacifique avec une vingtaine d’autres agriculteurs ce vendredi après-midi, en garant 4 imposants tracteurs devant l’hypermarché Cora de Sainte-Marguerite. A l’échelle nationale, de nombreux autres agriculteurs ont conduit des actions similaires.

« Nous sommes ici aujourd’hui pour mettre la pression sur l’enseigne Cora, qui ne semble pas s’inscrire dans la démarche de la Fédération des Commerçants et Distributeurs. En effet, la FNPL a en sa possession un courrier de refus envoyé par l’enseigne à une entreprise laitière. Cette démarche consiste à vouloir négocier à la hausse les produits de marques distributeurs » explique Philippe Clément, qui s’est entretenu avec le responsable de l’hypermarché margaritain Philippe Decker. Pour ce dernier, « la porte n’est pas fermée et il n’y a pas de raison que des accords ne soient pas trouvés entre les différentes parties. Nous ferons notre nécessaire pour faire remonter vos revendications au siège, car il faut savoir que nous, en tant que magasin, nous n’achetons pas directement les produits ». Sous l’oeil de la Police Municipale, les agriculteurs se sont ensuite rendus du côté du rayon produits laitier de l’hypermarché afin de constater d’éventuelles surprises, notamment en ce qui concerne les origines des produits. 2 produits de marque repère absolument identiques peuvent en effet avoir été produits par 2 entreprises différentes, dans différents pays. En France pour l’un, en Union Européenne – sans plus de précision – pour l’autre. Ce qui a été constaté en quelques instants pour des mottes de beurre.

« Nous voulons que les consommateurs ne soient pas trompés, qu’ils soient au courant de la provenance de ce qu’ils achètent » précise Yohann Barbe. Et si les négociations n’aboutissent pas, l’action des agriculteurs se poursuivra et s’amplifiera. « S’il faut que ça monte d’un cran, cela montera d’un cran. Nous jouerons avec nos armes » conclut Philippe Clément.

J.J.




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