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mercredi 28 oct 2020
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Le fauchage des bords de routes n’est plus systématique ! Exemple à Bonvillet

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(Carole Thiebaut-Gaudé, Véronique Marcot, Benoît Jourdain et Daniel Rzadkiewa.)

Le fauchage tardif des bords de routes vosgiennes est maintenant bien connu. Il présente de multiples intérêts. Vendredi, les élus du conseil départemental des Vosges étaient à Bonvillet, route d’Epinal, sur la RD 460, face à une exploitation agricole pour découvrir les bords de route et ses petits habitants.

De nombreuses espèces animales et végétales sont menacées. Les plantes sauvages, fauchées en pleine croissance, ne peuvent plus arriver à la fin de leur cycle végétatif et sont progressivement remplacées par des plantes vivaces comme le chardon. La disparition prématurée des fleurs sauvages empêche également la pollinisation et les insectes butineurs qui peinent à recueillir le nectar nécessaire à leur survie.

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(La grande aunée, fleur de nouveau présente aux bords des routes.)

Le Département est un acteur essentiel dans la préservation de la biodiversité. Depuis une dizaine d’années, il anime le plan « Abeilles et insectes pollinisateurs » dont les applications sur le territoire sont nombreuses.

Exemples d’actions mises en place dans le cadre du Plan abeilles

  • Analyse des miels : Le département compte environ 1 400 apiculteurs dont une quarantaine sont certifiés AOP miel de sapin des Vosges. Le laboratoire départemental vétérinaire et alimentaire propose aux apiculteurs vosgiens l’analyse de leurs miels à des tarifs modérés (± 40 €). Opération non obligatoire mais qui permet d’informer le consommateur et de lui garantir un produit de qualité. Ainsi, chaque année le laboratoire réalise jusqu’à 500 analyses.

Plus spécifiquement, concernant l’AOP miel de sapin des Vosges (1er miel de France à disposer d’une AOP), le Conseil départemental prend entièrement en charge le coût des prélèvements et des analyses.

  • Convention avec le Groupement de Défense Sanitaire (GDS) : le Conseil départemental alloue une subvention à la section apicole du GDS au titre de la lutte contre les maladies prophylactiques des ruches notamment la varroase, maladie qui décime les essaims.
  • Sensibilisation du grand public avec la mise à disposition gratuite des collectivités, associations, bibliothèques et établissements scolaires d’une exposition itinérante qui présente le « plan abeilles » et les grands enjeux liés à la disparition des insectes butineurs.

Prêt par le biais de la médiathèque départementale d’une malle thématique qui regroupe une cinquantaine d’ouvrages relatifs aux abeilles et insectes pollinisateurs.

  • Le fauchage tardif : expérimenté en 2012 et généralisé depuis 2013, le fauchage tardif ou raisonné permet aux insectes butineurs répond à 3 objectifs majeurs : Assurer la sécurité des usagers, réaliser des économies de fonctionnement en limitant le nombre d’intervention et préserver l’environnement et la biodiversité.IMG_2330

Cette méthode qui s’applique aux 3 250 km de routes départementales, ce qui représente 5000 km d’accotements hors agglomérations porte ses fruits. En témoigne, le retour de certaines plantes mellifères comme la chicorée sauvage et le trèfle blanc qui avaient quasiment disparu des accotements. Le coût global de fauchage s’élève à 1 095 000 € par an. En 2013, 35 tracteurs ou engins étaient mobilisés pour le fauchage, en 2017, ils sont passés à 29. 38 panneaux sont répartis sur le territoire afin d’informer les usagers de la route. Le dispositif du fauchage raisonné fait actuellement l’objet d’une réflexion en particulier sur le volet environnemental. Par exemple, dès 2018, une expérimentation de la récupération de la biomasse sera menée en partenariat avec le SMD.

La finalité de cette technique est de protéger davantage la biodiversité tout en gardant pour principe fondamental la sécurité routière. Par rapport à une tonte régulière, le fauchage tardif favorise la biodiversité et en réduisant la fréquence d’intervention, il permet de gagner du temps et de limiter les déplacements.

A Bonvillet, les bords de route son habités par de nombreux insectes pollinisateur. Le plan biodiversité sera applicable en 2018 avec une démarche zéro phyto.




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