Search
mardi 11 mai 2021
  • :
  • :

Disparition : Marie-Louise Jacotey, pionnière de la défense du patrimoine architectural

image_pdfimage_print
Marie-Louise Jacotey.

Marie-Louise Jacotey.

Marie-Louise Jacotey, qui vient de nous quitter à l’âge de 94 ans, a été une pionnière de la défense du patrimoine architectural avec la sauvegarde des croix de chemin, partie intégrante de la culture populaire rurale.

Avant l’heure, elle a combattu le tourisme intensif sur le massif, le massacre du paysage par les lignes à haute tension, l’implantation de Fessenheim…

De nombreux succès sont à mettre à son actif, notamment la protection des tourbières des Hautes-Vosges, celle du grand Tétras et du Lynx.

Elle montré la voie d’une défense efficace de l’environnement, faite de combats juridiques et d’explications pratiques à une époque où les concepts de développement durable et de biodiversité restaient inconnus.

C’est en raison des menaces pesant sur la tourbière de Lispach (commune de La Bresse) qu’elle a a constitué en avril 1973 une association ayant pour but la protection du patrimoine dans son ensemble (naturel, monumental, culturel) de Remiremont et des communes avoisinantes faisant partie de l’ancien arrondissement de Remiremont. Ainsi est née l’association « Les Amis de Remiremont et des Sites des Hautes Vosges ».

Retour sur quelques-unes de leurs interventions :

  • En 1976, l’association a obtenu la protection de la tourbière de Lispach.
  • En 1982, après un long combat, le site de la tourbière de La lande (habitat unique dans les Vosges de l’Osmonde royale, espèce perdue à jamais) est détruit.
  • L’association sauve de la destruction une partie du mobilier de la chapelle de l’hôpital Sainte-Béatrix de Remiremont.
  • En 1985, l’association organise une exposition sur la vie romarimontaine.
  • Parutions :
    1. en 2005, d’un livre sur le patrimoine des Hautes-Vosges : hommage aux patrimoines naturel et bâti des Hautes-Vosges avec de nombreuses illustrations. Il retrace en outre le lourd travail de réfection des calvaires que l’association a effectué.
    2. en 2006, d’une affiche sur la flore vosgienne : la phrase « ne me cueillez pas » surplombe une vingtaine de photos de fleurs protégées.
    3. en 2007, d’un livre album sur la vie romarimontaine au XXe siècle.
    4. en 2008, affiche sur la flore spécifique des tourbières vosgiennes
  • sensibilisation de la population : articles de presse, revue, projection de cassettes, conférences.
  • sorties petit patrimoine (circuit touristique des croix rurales) et visites de la ville et de l’abbatiale.



Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.