Search
jeudi 13 déc 2018
  • :
  • :

Commémorations thermales pour le centenaire de l’armistice

image_pdfimage_print

Dans toutes les villes et villages de France, on a célébré le centenaire de l’armistice de la Grande Guerre 14-18, avec tout le solennel dû à un tel événement, et Contrexéville n’a pas dérogé à la règle. En premier lieu, le cortège d’élus et de personnalités militaires puis du corps des pompiers, s’est déplacé au cimetière pour y déposer une gerbe dans le carré militaire, où les héros contrexévillois tombés au champ d’honneur sont enterrés. A l’issue de cette brève cérémonie, direction le monument aux morts pour y déposer également des gerbes de fleurs, après lecture du message du Président de la République, Emmanuel Macron, qui retraçait les événements sanglants et prônait un message de Paix pour l’Europe.

«Il y a 100 ans, à 5 h 15, l’armistice était signé dans la clairière de Rethondes, en forêt de Compiègne. Cet acte mettait fin à un terrible et douloureux conflit, car jamais dans l’histoire de l’humanité, on aura connu autant de souffrances, autant d’horreurs, autant de morts, autant de blessés, autant d’infirmes. Le cessez le feu fût effectif à 11 h, salué dans toute la France, de volées de cloches et de sonneries de clairons. Cet armistice mettait fin à ce que l’on appelle la Grande Guerre. C’est là le paradoxe, habituellement lorsqu’on dit «Grande», nous pouvons penser grandeur, et c’est tout le contraire, que le monde a connu. Une perte totale des valeurs humaines, un tsunami de haine où les hommes n’étaient plus que de la chair à canon. Grande aussi, et malheureusement, par le nombre de continents et de pays concernées, par le nombre de belligérants et de moyens matériels, par des chiffres terrifiants : 65 millions de personnes concernées, 10 millions de morts civils et militaires, 20 millions de blessés et de mutilés. Célébrer le 11 novembre, c’est fêter cette date de 1918 où un espoir nouveau prenait forme, que cette guerre mondiale soit la dernière, que les jours de paix succèdent au bruit et à la fureur… Malheureusement, les leçons de l’histoire sont vite oubliées, vingt ans plus tard, l’horreur allait se reproduire avec une escalade dans l’indicible, la perversité et la cruauté…». C’est là, une partie du discours qu’a livré le maire, Luc Gerecke, avant de lever le cérémonial.

A Vittel, c’était le même cérémonial avec les dépôts de gerbes, la lecture du message du président de la République, le chant de la Marseillaise par de jeunes écoliers, et le discours du premier magistrat, Franck Perry. Pour mémoire, deux jours plus tôt, il y avait déjà eu une belle cérémonie au cimetière vittellois, avec le dépôt d’un fanion tricolore sur chaque tombe des héros qui se sont sacrifiés pour la France.

Que ce soit à Contrexéville ou à Vittel, le public c’était mobilisé pour assister à cette cérémonie commémorative, preuve que les sacrifices n’ont pas été vains et que le devoir de mémoire a encore de l’importance auprès de la population.

Alain Buffe




Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.