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jeudi 13 déc 2018
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La CGT santé appelle à la mobilisation contre un plan social Ce mardi 27 novembre, le centre hospitalier de l’Ouest Vosgien s’est mis en grève et les syndicalistes ont tracté à Vittel et Neufchâteau.

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Après les gilets jaunes, ce sont les gilets rouges de la CGT santé et action sociale qui se sont positionnés au rond-point du centre-ville de Vittel ce mardi matin, puis à Neufchâteau dans l’après-midi, pour distribuer des tracts aux automobilistes, comme aux piétons. L’objet de celui-ci fait état d’un plan social en prévision, pour faire l’économie de plus de 6,5 millions d’euros, et doit se faire au détriment du personnel, qui prévoit la suppression de 50 à 70 postes sur quatre ans, dont 34 visant le personnel soignant. Ces mesures ne feront que dégrader la qualité de l’offre de soin et les conditions de travail des agents. «Les 6,5 millions de déficit représentent seulement l’exercice 2017-2018, car en cumulé à ce jour, nous en sommes à quelque 17 millions. Le pire c’est que la direction a dû faire un prêt à l’ARS, ou plutôt « pleurer » pour avoir un prêt pour honorer les salaires…», précise Estelle Colle, la déléguée syndicale cégétiste du CHOV (Centre Hospitalier de l’Ouest Vosgien) à Vittel, et d’ajouter «Ce que nous voulons, c’est une concertation précise avec des chiffres précis. Nous devons avoir une réunion début du mois de décembre, avec le directeur, Christophe Gasser, puis le président du conseil d’administration, Simon Leclerc et le député Jean-Jacques Gaultier. Nous en avons déjà eu une le 24 juillet, où nous n’avons rien appris, si ce n’est qu’il fallait faire des économies et que cela passait par un plan social. Nous la CGT, nous ne l’acceptons pas.»

Outre les suppressions de postes, les mesures préconisent la fermeture et/ou la transformation de lits en chirurgie et en cardiologie, l’externalisation d’une partie du bio, du nettoyage, de la logistique et des services techniques. Puis la remise en cause du temps de travail, avec la suppression des acquis négociés, la révision du RIGTT comme le 80 %, et les RTT… «Et même les cuisines seraient impactées. Visiblement, les départs en retraite ne seraient pas remplacés, tout comme les personnels en CDD. Tous les postes sont touchés, des soignants au personnel administratif… Nous tenons à prévenir les usagers, mais aussi les agents car ce n’est pas à eux de subir les conséquences des restrictions budgétaires», complète Patrick Fournier, le délégué à Neufchâteau.

Cet appel de la CGT santé, qui est minoritaire tout comme FO, à manifester et à faire la grève en poste, a pour objectif de faire entendre le mécontentement concernant ce plan de retour à l’équilibre (PRE), qui doit être présenté prochainement à l’ARS (agence régional de santé). «Les agents du CHOV sont directement touchés par les conséquences de la politique de santé du gouvernement du président Macron, et ceci impactera obligatoirement sur la qualité d’accueil et de soins des usagers et des malades», précise également le tract.

A 17 h, les délégués syndicaux recensaient 52 grévistes assignés (en poste) et deux grévistes réels (sans salaire). «On vient de faire le tour des services avec mon collègue, et ce chiffre est totalement faussé, soit parce que les informations ne sont pas remontées correctement, ou carrément par manque d’informations. En réalité, on peut multiplier ce chiffre par quatre car beaucoup adhèrent ou auraient adhéré à ce mouvement. Quant à la rencontre prévue avec le directeur, elle n’a pas pu se faire car il était introuvable, bien que sa porte de bureau était grande ouverte… On va réfléchir aux suites à donner après analyse de cette journée», confiait Estelle Colle.

Alain Buffe




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