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samedi 17 nov 2018
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«Lettres de Poilus», spectacle commémoratif Communiqué

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Affiche Lettre de poilus

La commémoration du centenaire de la Première Guerre mondiale avec la mise en place de trois spectacles vivants qui retraceront la vie des poilus et de leurs familles, ils s’imprégneront de l’histoire de chaque village. L’année 2018 va clore le centenaire de la guerre 14-18. C’est l’occasion, peut-être une des dernières, de se souvenir de la vie de ces jeunes hommes et de leurs familles, issus de notre territoire, et dont les noms figurent sur les monuments aux morts de nos communes.

Ce spectacle tout public, sensible et juste, est le témoignage de leurs peines et leurs espoirs. C’est aussi un message pour les générations d’aujourd’hui. Poilu est le surnom typique donné aux soldats français de la Première Guerre mondiale qui étaient dans les tranchées. Le Poilu est le symbole de la guerre 14-18, homme du devoir, du courage et du patriotisme, homme de la souffrance aussi, allant jusqu’à donner sa vie pour sa patrie.

L’objectif est de témoigner de la vie des poilus et de leurs familles au travers des lettres de guerre qui constituent un héritage commun. Le poilu, c’est celui que tout le monde admire, mais dont on s’écarte lorsqu’on le voit monter dans un train, rentrer dans un café, dans un restaurant, dans un magasin, de peur que ses brodequins amochent les bottines, que ses effets maculent les vestons de dernière coupe, que ses gestes effleurent les robes cloches, que ses paroles soient trop crues. C’est celui que les officiers d’administration font saluer. C’est celui à qui l’on impose dans les hôpitaux une discipline dont les embusqués sont exempts. Le poilu, c’est celui dont personne à l’arrière ne connaît la vie véritable, pas même les journalistes qui l’exaltent, pas même les députés qui voyagent dans les quartiers généraux. Il est celui qui va en permission quand les autres y sont allés, c’est celui qui ne parle pas lorsqu’il revient pour huit jours dans sa famille et son pays, trop occupé de les revoir, de les aimer. C’est celui qui ne profite pas de la guerre, qui écoute tout, qui juge, qui dira beaucoup de choses après la guerre.

Le poilu, c’est le fantassin qui va dans la tranchée. Combien sont-ils les poilus sur le front ? Moins qu’on ne le croit. Que souffrent-ils ? Beaucoup plus qu’on ne le croit. Que fait-on pour eux ? On en parle, on les vante, on les admire de loin. Les illustrés ou les clichés de leurs appareils tentent de les faire passer à la postérité par le crayon de leurs artistes. Les femmes malades tentent de flirter avec eux par lettres.

Mais lorsqu’ils sont au repos, les laisse-t-on se reposer ? Ont-ils leurs journées pour les populariser comme en ont eu le 75, l’aviation, le drapeau belge, etc…? A-t-on vu expliquer dans la presse que le poilu, c’est encore le seul espoir de la France, le seul qui garde ou prend les tranchées, malgré l’artillerie, malgré la faim, malgré le souci, malgré l’asphyxie…

Le spectacle «Lettres de poilus» dans sa version 2018 qui réunit sept acteurs et quinze choristes, associe la troupe «La Carmagnole» de Mirecourt, qui met à disposition son spectacle théâtral, puis le CEDEM de Contrexéville qui met à disposition le chœur d’hommes. La communauté de commune «Terre d’eau» est le porteur de projet.

Les lettres choisies parmi la correspondance des Poilus et de leurs familles constituent la trame de ce spectacle et nous font découvrir en une quinzaine de tableaux tour à tour graves, émouvants et drôles, le cœur de l’esprit des hommes de cette époque, leurs conditions de vie dans les tranchées, la dureté des combats, leurs rêves de retour à la maison, d’une compagne retrouvée, des moissons qui se font sans eux…

Spectacle gratuit et tout public

– Le samedi 20 octobre à 20 h 30 à Offroicourt

– Le vendredi 26 octobre à 20 h 30 à Thuillières

– Le Dimanche 11 novembre à 15 h à Vittel (cinéma l’Alhambra)

A. B.




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