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samedi 17 nov 2018
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Déception pour les époux Bailly aux 100 km de Millau

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Pour la 3e fois, Nadine et Jacky Bailly ont participé aux 100 km de Millau qui se sont tenus fin septembre. En 2016, Nadine qui effectuait le suivi et le ravitaillement à vélo, et Jacky qui courre, avait mis 17 h 23 pour boucler la distance. En 2017, le chronomètre était tombé à 15 h 28, grâce à des conditions météorologiques idéales pour le coureur à pieds, car il avait plu pendant dix heures et que la température était de 13 degrés. Moins plaisant pour son épouse et sa fille Clara qui étaient sur la selle.

Donc cette année, Jacky s’imaginait faire mieux malgré une météo à 23 degrés. Toutefois, la condition physique de l’athlète n’était pas au mieux dans la mesure où il n’a quasiment pas couru de janvier à juin, à cause d’une blessure. Et qu’il a commencé sa préparation spécifique concocté par l’entraîneur du club vittellois, Tibo Kislig, qu’en juin, soit seulement douze semaines d’entraînement. «C’était un peu juste mais je comptais sur mon expérience de courir à Millau», indiquait Jacky Bailly.

Au petit soin

Côté intendance, Nadine aussi était rompu à l’exercice. «Je n’ai pas de crainte dans la mesure où je suis bien accompagné et que mon épouse gère comme une pro, ce genre d’épreuve. Je sais que je peux compter sur elle pour m’apporter tout ce dont j’ai besoin : alimentation, vêtements, encouragements, conseils, réconfort… Elle sait à quel moment me rappeler à l’ordre pour boire, me changer, me rafraîchir la tête, mettre ma casquette… Puis elle détecte aussi les signes plus inquiétants dont je n’ai pas forcément conscience, comme les prémices d’un malaise vagal où c’est déjà arrivé sur d’autres courses», précisait-il.

Pas simple le métier d’accompagnatrice et bien souvent, Nadine oubliait de boire et de manger, tant elle était prise par l’attention qu’elle portait à son coureur de mari. Faire 100 km à vélo, même à petite allure, c’est aussi un sacré challenge pour elle, surtout à Millau où il y a quand même quatre montées de 5 ou 6 km à 6 à 8 %, sans compter la surcharge du matériel nécessaire à l’expédition.

Pour cette édition, le couple était également animé par une action caritative pour l’association «Le courageux combat d’Antoine», dont ils portaient le tee-shirt en hommage à Antoine, qui fut un athlète au club thermal.

Coup de fatigue

Si les trois quarts de la course se sont à peu près bien déroulés, le 82e km (parcouru en douze heures) fut fatal. «Jacky n’a pas pu repartir après cet arrêt. Il a beaucoup souffert de la chaleur, comme tout le monde, et il était parti plutôt rapidement sur ce marathon. Malheureusement, ça n’a pas été pas le bon choix car ensuite il a souffert dès le 45e km. A ce moment-là, on commençait les choses sérieuses, c’est à dire la partie la plus difficile en direction de Saint-Affrique (70e km). Comme il fait régulièrement des malaises hypotenseurs dès qu’il s’arrête, il avait décidé de ne pas marquer d’arrêt à cet endroit, là où tous les Circadiens s’arrêtent, au moins pour se changer et mettre des vêtements plus chaud pour le début de la nuit. Donc, moi j’ai rapidement fait une pause pour me changer, puis je l’ai rattrapé dans la côte du retour vers Millau. Au bout de 5 km (75e), il avait froid et a dû mettre un tee-shirt à manche longue. Mais le fait de s’arrêter le temps d’enfiler ce vêtement en pleine nature et de nuit, a fait descendre sa tension, et c’est bien difficilement qu’il a pu rejoindre le 82e km, après douze heures de course. Là, à Saint-Rome-de-Cernon, il s’est allongé sur une civière, grelottant et en hypotension. Au bout de 1h30, il n’était toujours pas capable de se remettre debout, alors j’ai dû rendre son dossard et déclarer l’abandon. Jacky avait pour objectif de faire mieux que l’an dernier, mais à partir du moment où son arrêt a été trop long, ça ne servait plus à rien de terminer la course après deux heures de pause. C’est évident Il a manqué de préparation, sans oublier la chaleur, puis un début de course trop rapide… Cela faisait trop d’éléments en sa défaveur», commentait Nadine Bailly.

Alain Buffe




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