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jeudi 18 oct 2018
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La vice-présidente départementale Caroline Mattioni, à la rencontre des personnels d’Adavie et de l’ADMR Le département alloue une subvention de 287 600 euros aux deux associations vosgiennes d'aide à domicile.

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Au terme d’une tournée départementale de dix-sept réunions d’information, c’est par Vittel que la vice-présidente du département, Caroline Mattioni a terminé son circuit. Après Neufchâteau (le mardi 25 septembre), la cité vittelloise a accueilli la conseillère départementale en charge de l’autonomie qui est allée à la rencontre des personnels des associations de l’Adavie et de l’ADMR. D’ailleurs, les deux représentants, Jean-Paul Bastien (ADMR) et Grégory Brachat (Adavie) étaient également présent pour cette ultime séance. La première structure compte quelque 1 000 salariés sur les Vosges, et la seconde environs 700.

«En 2016, lors d’une grève devant le Conseil départemental, j’ai eu l’occasion de recevoir une délégation qui m’a faire part des problématiques. De là, j’ai lancé un audit orienté sur trois axes : le financier, l’organisationnel et le qualitatif. Des investigations ont été menées par les auditeurs sur les différents sites, puis une enquête de satisfaction a été lancée auprès des bénéficiaires de l’APA (allocation personnalisée d’autonomie). Il en a résulté un fort retour des questionnaires (50 %). Globalement, les personnes sont satisfaites de leur SAAD (service d’accompagnement et d’aide à domicile), et souhaite peu de changement une fois celui-ci choisi. Proximité et réputations sont des éléments décisifs lors du choix. Et parmi les griefs, ce qui est récurrent, c’est trop d’intervenants, des horaires non respectés et un manque de professionnalisme», expliquait en préambule, Caroline Mattioni.

Outre l’état des lieux, il est également ressorti de cet audit, certaines préconisations qui ont été mises en place ou qui sont en réflexions. «Du côté du Département, nous sous sommes également remis en question et ce que nous mettons en place est une première en France. De mon côté, j’ai consulté mes collègues pour dégager un budget et nous avons accordé une subvention de 287 600 euros aux deux associations (à but non lucratif) agréées que sont Adavie et ADMR et qui couvrent la période de juillet à la fin de l’année. Ces deux structures qui sont habilitées à l’aide sociale, représente 95 % du marché départemental», confirmait la vice-présidente, qui listait les préconisations à l’assemblée.

– Astreinte, dont une réflexion est lancée pour la mettre en place

– Reconnaissance du métier (communication et financière)

– Formation

– Fiches de poste

– Echanges sur les pratiques professionnelles entre salariés

– Frais kilométriques

– Procédures qualité et diffusion

– Equipe d’interventions

– Souplesse du plan d’aide, avec la possibilité l’allouer un crédit d’heures sous certaines conditions

– Rôle du bénévole

– Rôle de la fédération et des associations locales

– Harmonisation des pratiques dans les associations

– Devis et signatures

De quoi revaloriser le métier d’aide à domicile avec une meilleure qualité de service, une pratique organisationnelles et une reconnaissance par le biais de la communication et financière avec la prise en charge des indemnités d’intervention (temps et kilomètres). Des mesures qui vont sûrement aider au recrutement.

Alain Buffe




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