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dimanche 18 nov 2018
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Hommage aux libérateurs

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Mémoire oblige, un peu partout en France à cette même période, on commémore la libération des villes et des villages, du joug allemand. A Contrexéville, c’était le 11 septembre 1944 que la cité retrouvait sa liberté après 52 mois d’occupation par les soldats de l’Allemagne nazie.

Il y a soixante-quatorze ans, la 2e division blindée du général Leclerc progresse à travers les lignes allemandes. Après le passe de Colombey-les-Belles, les troupes se dirigent vers Châtel-sur-Moselle. Deux sous-groupements sont constitués et se mettent en route, l’un vers Auzainvilliers, l’autre, sous les ordres commandant Massu et mené par les lieutenants Gauffre et Salbaing, vers Bulgnéville. Renseigné par les maquisards de la présence de canons à l’entrée principale de Contrexéville, à la hauteur de la route des Lacs, le commandant Massu décide de lancer l’attaque en passant par Suriauville. Il est 17 h 30, les Marsoins du bataillon de marche du Tchad et les chars Sherman du 12e régiment de chasseurs d’Afrique, entrent dans la cité thermale et prennent possession du parc. Les troupes ennemies, surprises, ouvrent un feu nourri faisant de nombreux blessés et deux morts, le soldat Auguste Perreguey et le caporal Charles Deconnink. Puis plus tard, Henri Llug et Mohamed Boubekeur qui décédaient des suites de leurs blessures. Les combats cesseront à la tombée de la nuit faisant 64 morts, de nombreux blessés et des hommes en fuite dans les rangs allemands.

A noter que quelques résistants contrexévillois se sont illustrés : André Chausse, Maurice Humbert et Charles Dahlia qui furent arrêtés en juillet 1944, et dont seul le dernier cité reviendra de la déportation. Puis Simon Kaufmann, mort à Auschwitz en 1943, Marcel Thomas mort à Reichen le 3 avril 1945, alors qu’il n’avait que 20 ans, et Jacques Briot, engagé volontaire, mort en Allemagne le 11 août 1946, des suites de ses blessures à l’âge de 26 ans.

C’est donc en hommage à ces héros et à leur bravoure que le premier magistrat, Luc Gerecke, le sénateur Daniel Gremillet, des élus contrexévillois, vittellois et départementaux, des porte-drapeaux, des représentants d’associations d’anciens militaires, de l’armée de l’air, du corps de la gendarmerie et des soldats du feu… déposaient des gerbes de fleurs sur les stèles, en leur honneur, pour que le souvenir perdure.

Alain Buffe




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